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Les associations étudiantes tirent à boulets rouges sur le budget Bachand

Le pavillon Kennedy de l'Uqàm

Le pavillon Kennedy de l'Uqàm

Photo : Uqàm

Radio-Canada

La hausse des droits de scolarité pour les étudiants fait grincer des dents. Plusieurs organisations étudiantes réagissent fortement à cette augmentation de 325 $ par an sur cinq ans à partir de 2012, jusqu'en 2017.

Elles sont unanimes pour critiquer le budget du ministre des Finances du Québec, Raymond Bachand.

Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) et Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ)

« Nous n'accepterons jamais une hausse des frais de scolarité. C'est non seulement une attaque envers les étudiants, mais c'est une attaque envers l'avenir du Québec et les défis qu'il devra relever », souligne Louis-Philippe Savoie, président de la FEUQ. « Ce que Jean Lesage a bâti en ce qui a trait à l'accessibilité aux études, Jean Charest le détruit. Cette hausse ne passera pas », ajoute Léo Bureau-Blouin, président de la FECQ.

Les deux fédérations considèrent cette augmentation comme une attaque directe contre la classe moyenne, les étudiants et leurs familles. « Le gouvernement Charest retire un système universitaire qui permet de s'élever dans l'échelle sociale, renchérit le président de la FEUQ. M. Charest se dit responsable de la jeunesse, on devrait plutôt dire irresponsable. »

La Confédération des associations d'étudiants et étudiantes de l'Université Laval (CADEUL)

Pour la CADEUL, la part des étudiants se chiffrera à 16,9 % en 2016-2017, soit une augmentation de 4,2 % par rapport à 2008-2009. La part du gouvernement provincial n'augmentera que de 2 % dans le même temps.

« Alors qu'on demande aux étudiants de faire leur juste part, les chiffres qui nous sont présentés aujourd'hui démontrent que le gouvernement continuera à se désengager du financement des universités et que les entreprises seront invitées à contribuer de manière volontaire, déplore Barbara Poirier, présidente de la CADEUL. À ces constats, qu'est-ce que le gouvernement entend par une répartition de la contribution de chacun? »

L'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ)

L'organisation étudiante condamne violemment l'augmentation. Elle annonce une manifestation à Montréal pour le 31 mars.

« Ce budget est une déclaration de guerre envers les étudiants et les étudiantes, martèle Gabriel Nadeau-Dubois, porte-parole de l'ASSÉ. Jamais un budget n'aura été aussi destructeur pour l'accessibilité aux études. C'est la nature même de notre système d'éducation qui est en jeu. Nous ne laisserons pas passer cette attaque! »

L'association n'est par ailleurs pas du tout convaincue par la hausse de l'aide financière qui accompagne la hausse des droits. « Ce n'est rien de plus que de la poudre aux yeux. Une tentative ratée du gouvernement pour cacher une injustice grave pour gagner la paix sociale. »

La Table de concertation étudiante du Québec (TaCEQ)

L'organisation s'oppose à l'orientation du budget à l'égard des universités. Elle préconise plutôt une contribution fiscale obligatoire de la part des entreprises. Elle indique par ailleurs que selon une recherche effectuée par le ministère de l'Éducation, des Loisirs et du Sport, toute augmentation des frais de scolarité empêcherait plusieurs milliers de personnes d'accéder à l'université.

« En haussant ainsi les frais de scolarité, le gouvernement actuel hypothèque l'avenir de toute une génération de la population québécoise. C'est n'est pas ce qu'on a l'habitude d'appeler un projet de société », déclare Joël Pedneault, vice-président général de la TaCEQ.

Les frais de scolarité

Selon la FEUQ et la FECQ, en 2016-2017, les étudiants devront débourser 4700 $ par an, soit le total des droits de scolarité et des frais afférents (les frais de scolarité seront de près de 3800 $. Un étudiant vit en moyenne avec 13 330 $ par an et les deux tiers n'arrivent pas à boucler leur année, devant faire appel à leurs proches qui n'ont pas les moyens de payer l'augmentation prévue par le budget Bachand. D'autre part, 60 % des étudiants sortent avec une dette moyenne de 140 000 $.

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