•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L'Alliance sociale s'oppose à la vision budgétaire du ministre des Finances

Radio-Canada

L'Alliance sociale a tenu une manifestation devant le Centre des congrès de Québec, où se tient le huis clos en prévision du dévoilement du budget 2011-2012 du gouvernement du Québec.

Manifestation de l'Alliance sociale à Québec à l'occasion du dépôt du budget

Des centaines de personnes ont répondu à l'appel de l'Alliance qui appréhende, notamment, des hausses des droits de scolarité et une hausse de la contribution santé.

L'objectif 2013-2014, pour le retour à l'équilibre budgétaire, est également ciblé. Les manifestants estiment que les délais sont trop courts et que la poursuite de cet objectif économique aura des impacts sociaux néfastes. « Les finances sont encore fragiles, prenons le temps de bien faire les choses, soutient la présidente du conseil central Québec - Chaudière-Appalaches de la CSN, Ann Gingras. C'est absolument trop tôt, on doit prendre le temps et s'il manque d'argent, il y a des moyens, on a des solutions. Il y a toute la question sur les redevances des ressources naturelles. »

L'Alliance sociale regroupe sept syndicats et deux fédérations d'étudiants.

L'éducation est l'autre fer de lance des manifestants. « Au Québec, l'éducation c'est un investissement, avance un représentant des Syndicats de professionnels du gouvernement du Québec, Gilles Dussault. Nous avons besoin de jeune relève, nous entrons dans une économie axée sur le savoir, et c'est de ça dont on a besoin. »

« Alors, moi, j'ai demandé au ministre - quand je l'ai rencontré le 11 février - combien comptait-il récolter de sa ponction sur les frais de scolarité, poursuit M. Dussault. Il m'a dit 200 millions. »

J'ai répondu : "[200 millions], c'est ça, c'est la moitié d'un colisée." Donc, ce n'est pas aux étudiants à payer le colisée, qu'il cesse d'augmenter les frais de scolarité.

Gilles Dussault

Le discours de l'Alliance sociale est à l'opposé de celui de la communauté d'affaires qui souhaite un rattrapage des droits de scolarité par rapport à la moyenne canadienne. Il en coûte environ 2400 $ par session pour suivre un cours universitaire de premier cycle au Québec, comparativement à une moyenne de quelque 5000 $ dans le reste du Canada.

« À mon époque, j'ai fait mon université il y a une trentaine d'années, nous contribuions - les étudiants - à peu près à 25 % des frais de scolarité », soutient le président de la chambre de commerce de Québec, Luc Paradis. « Aujourd'hui, du fait que nous n'avons pas augmenté régulièrement ces frais-là, un étudiant paie de 13 à 14 %, aujourd'hui, de la facture. Donc, sa contribution a diminué de 10 % par rapport à la nôtre qui était déjà une contribution qui était marginale. »

Donc, 500 $ par année, je m'excuse là, mais c'est prouvé dans les autres provinces - même ceux qui doivent payer très cher - il n'y a pas de désertion pour les cours universitaires.

Luc Paradis

À la lumière de ces deux types de discours, le budget 2011-2012 fera des malheureux puisque des hausses sont également appréhendées dans d'autres secteurs, comme celui de la Régie des rentes du Québec (RRQ).

Économie