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Le RAPSIM demande aux députés fédéraux d'accroître l'aide aux sans-abri

Itinérant au centre-ville de Vancouver

Un itinérant de Vancouver.

Photo : Jonathan Hayward/Canadian Press

Radio-Canada
Mis à jour le 

Des membres du Réseau d'aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM) ont rencontré des députés fédéraux pour leur demander de défendre l'accroissement de l'aide d'Ottawa aux sans-abri.

Face à une itinérance croissante, le RAPSIM souhaite que les partis s'engagent à défendre l'accroissement du budget de la Stratégie des partenariats de lutte à l'itinérance (SPLI) à 50 millions de dollars par année, au Québec.

La SPLI est un programme qui développe des logements et améliore les installations pour les sans-abri. Le financement de ce programme a été gelé à 20 millions de dollars par an depuis sa mise en place, il y a 10 ans, malgré l'augmentation des besoins et des coûts.

Plus de 300 organismes du milieu, ainsi que la Ville de Montréal, prônent l'augmentation de l'aide fédérale à l'itinérance. Les trois partis d'opposition ont aussi appuyé la hausse du budget de la SPLI, le Bloc Québécois l'ayant même incluse dans ses demandes pour le budget Flaherty.

À quelques jours du dépôt de celui-ci, le RAPSIM demande à tous les partis de s'assurer que cela se retrouve dans le prochain budget fédéral.

L'organisme souhaite aussi obtenir des engagements clairs des partis en faveur des sans-abri, à l'approche de possibles élections fédérales.

Les membres du RAPSIM ont rencontré le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe et le chef adjoint du NPD, Thomas Mulcair, avant de porter leur message au bureau des députés libéraux Justin Trudeau et Marc Garneau.

Des étudiants s'attaquent au problème de l'Itinérance

Depuis dimanche, une quarantaine d'étudiants des universités montréalaises vivent comme des sans-abri, aux abords de leur campus. Ils espèrent ainsi amasser de l'argent pour les organismes d'aide comme Dans la rue, et sensibiliser leurs camarades à la problématique de l'itinérance.

Coin Sainte-Catherine et Sanguinet, ils dorment à même le sol, emmitouflés dans leurs sacs de couchage. C'est l'une des règles qu'ils se sont fixées, en plus de se nourrir exclusivement de dons et de participer à leurs cours.

« Les gens voient que les jeunes d'aujourd'hui, qui sont en gestion, sont conscientisés et sont capables de vivre comme ça et de faire un sourire la prochaine fois qu'ils verront un sans-abri », a témoigné l'un des étudiants participant à l'expérience.

Les itinérants du quartier ne leur ont causé aucun problème. Bien au contraire, plusieurs saluent leur démarche et s'étonnent de voir ces jeunes privilégiés s'intéresser au sort des plus démunis. « On a eu beaucoup de témoignages d'anciens itinérants qui sont sortis de la rue et qui mènent une vie normale. Il y a même des itinérants qui vident leur poche et nous donnent quelques sous pour appuyer notre cause », raconte un étudiant.

La nuit de jeudi sera la dernière de ces étudiants dans la rue, l'expérience prenant fin vendredi.

Avec les informations de La Presse canadienne, et le reportage de Maxime Coutié

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