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L'Égypte annonce la dissolution de la redoutable sécurité d'État

Des manifestants ont tenté de pénétrer de force dans le siège de la Sécurité d'État au Caire.

Des manifestants ont tenté de pénétrer de force dans le siège de la Sécurité d'État au Caire.

Photo : AFP / STR

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le ministère égyptien de l'Intérieur a annoncé mardi la dissolution de la Sécurité d'État.

Cette police était redoutée par les opposants durant le règne du président Hosni Moubarak, chassé du pouvoir le 11 février par la révolte populaire.

Les autorités égyptiennes ont décidé de créer un nouvel appareil de sécurité, appelé la Sécurité nationale. Son rôle sera de préserver la sécurité du pays et de lutter contre le terrorisme en conformité avec la Constitution et les principes des droits de l'homme, précise l'agence officielle, Mena.

La Sécurité n'interviendra plus dans les universités et les institutions, ne choisira plus les imams des mosquées, ne contrôlera plus les licences de port d'armes.

Une citation de :Mansour al-Issawi, ministre de l'Intérieur

La Sécurité d'État était accusée d'espionner la vie privée et les activités politiques de la population, de pratiquer la torture et de participer à la fraude électorale.

Près de 100 000 personnes auraient travaillé à la Sécurité de l'État, sans compter les informateurs qui ont permis à l'ancien président de gérer le pays d'une main de fer.

Jeudi dernier, le ministre de l'Intérieur avait déjà promis de limiter les pouvoirs de la Sécurité d'État, sans toutefois parler de sa dissolution.

La secrétaire d'État américaine, Hillary Clinton, s'est rendue mardi au Caire pour apporter le soutien des États-Unis au peuple égyptien et exhorter les militaires au pouvoir depuis la chute de Hosni Moubarak à poser les fondations d'une transition véritable. C'est la première fois depuis la chute du Hosni Moubarak que Washington dépêche un responsable de ce rang au Caire.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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