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Manifestations pour l'unité dans les territoires palestiniens

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le printemps arabe semble souffler jusque dans les territoires palestiniens, où le thème de l'unité a mobilisé des dizaines de milliers de personnes venues réclamer la fin du clivage entre le Hamas et le Fatah. Répondant à des appels lancés sur les réseaux sociaux, des milliers de Palestiniens se sont réunis autant à Gaza qu'en Cisjordanie.

Une manifestation pour l'unité à GazaAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Une manifestation pour l'unité à Gaza

Photo : AFP

Quelque 4000 manifestants ont pris part à l'événement en Cisjordanie (dirigée par l'Autorité palestinienne contrôlée par le Fatah) pendant que des dizaines de milliers les imitaient dans la bande de Gaza (contrôlée par le Hamas) pour réclamer l'unité et la réconciliation.

« Nous voulons l'unité, nous sommes un seul peuple à Gaza comme en Cisjordanie », a déclaré Mohammad Saleh, de Tulkarem, étudiant à l'Université de Bir Zeit près de Ramallah. « Le Fatah et le Hamas doivent écouter le peuple », a-t-il poursuivi. « Nous, les jeunes, devons participer à cet événement pour obtenir le changement, mais nous ne pouvons pas arrêter la division si les politiques ne changent pas d'attitude », a avancé une manifestante, Sama Moussa. « Je ne suis ni du Fatah ni du Hamas, je suis venu ici avec mes amis pour dire que la division, ça suffit », a ajouté un étudiant de 24 ans de Naplouse, Saëd.

Le président palestinien, Mahmoud Abbas, a approuvé « la revendication des manifestants en Cisjordanie et dans la bande de Gaza qui appellent à la fin de la division, en tenant des élections présidentielles, législatives et au Conseil national dès que possible ». Le chef du gouvernement de Gaza, Ismaïl Haniyeh, a interpellé Abou Mazen (Mahmoud Abbas) et le Fatah pour qu'ils acceptent de tenir une « réunion immédiate - ici dans la bande de Gaza ou à n'importe quel endroit dont nous conviendrons - pour entamer un dialogue national global direct en vue de parvenir à la réconciliation ».

Malgré ces déclarations rassembleuses, des heurts ont éclaté lors des manifestations entre militants du Hamas et ceux du Fatah à plusieurs endroits dans la bande de Gaza. M. Abbas a proposé à M. Haniyeh d'accepter la tenue d'élections législatives et présidentielles simultanées à Gaza et en Cisjordanie. Le parti islamiste Hamas, qui a chassé le Fatah par les armes en juin 2007, refuse la tenue de ces élections.

Des élections sont la seule façon de mettre fin à cette division fâcheuse et inacceptable.

Une citation de :Mahmoud Abbas

Des manifestants ont déploré la récupération politique de la manifestation par les deux camps traditionnels. « Ni le Hamas ni le Fatah ne tiennent à mettre fin à la division, chacun poursuit ses propres intérêts et le peuple va continuer à se mobiliser », a prédit un employé de l'Université Al-Azhar, Fawzane al-Chawa. Des militants ont d'ailleurs transgressé les consignes de non-alignement quand des militants de diverses factions ont arboré leur appartenance au Hamas, au Fatah ou à d'autres factions.

L'hypothèse de la reconnaissance de l'État palestinien

Par ailleurs, le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, a indiqué qu'il fallait garder en tête une éventuelle reconnaissance de l'État palestinien par l'Union européenne, et ce, même en l'absence d'un accord de paix avec Israël. « Nous n'en sommes pas là, mais personnellement, je pense que c'est une hypothèse qu'il faut avoir en tête », a déclaré M. Juppé.

Face au blocage persistant des discussions de paix avec Israël, plusieurs pays d'Amérique latine ont reconnu unilatéralement, depuis la fin de 2010, l'État palestinien. Le Brésil, l'Argentine, la Bolivie, l'Équateur, le Chili et le Pérou se sont engagés dans cette voie alors que l'Uruguay devrait emboîter le pas au cours de l'année 2011.

Devant le blocage persistant des pourparlers de paix avec Israël, les responsables palestiniens ont appelé de nombreux pays à reconnaître l'État palestinien à l'intérieur des frontières de juin 1967. Les dirigeants israéliens, de leur côté, ont multiplié les mises en garde contre ces reconnaissances de l'État palestinien.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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