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Les inquiétudes nucléaires au Japon forcent Berlin à revoir sa politique

La centrale nucléaire de Gundremmingen
La centrale nucléaire de Gundremmingen Photo: Christof Stache

L'accord prolongeant de plusieurs années le maintien en service des réacteurs nucléaires allemands sera suspendu pour trois mois en réaction aux accidents survenus au Japon dans plusieurs centrales.

La chancelière Angela Merkel et le ministre des Affaires étrangères du pays, Guido Westerwelle, ont confirmé lundi qu'un moratoire s'imposait.

« Ce qui se passe au Japon change la situation, en Allemagne aussi », a déclaré la chancelière lors d'une conférence de presse.

Nous ne pouvons pas faire comme si de rien n'était. [...] Je le dis clairement : il n'y a pas de tabou en ce qui concerne l'examen des conditions de sécurité.

Angela Merkel, chancelière allemande

L'an dernier, le gouvernement Merkel avait annoncé la prolongation de la durée de vie des 17 réacteurs nucléaires du pays. Les élus conservateurs et libéraux avaient alors convenu de maintenir les centrales allemandes en service encore 12 ans.

Ils revenaient ainsi sur la loi de 2002 qui prévoyait leur fermeture pour 2020.

Selon le site Internet du magazine Focus, la chancelière aurait décidé dimanche de revenir sur cet accord qui avait été très critiqué par les mouvements de gauche et les écologistes. Elle a reçu lundi le feu vert de la direction de son parti, l'Union chrétienne-démocrate (CDU).

Suspension en Suisse

Les événements japonais ont également des échos en Suisse, où les autorités ont décidé lundi de suspendre les procédures en cours concernant les demandes d'autorisation de remplacement de trois centrales nucléaires.

La Suisse compte cinq centrales, qui génèrent près de 40 % de la production d'électricité du pays, mais trois d'entre elles verront leur permis d'exploitation arriver à échéance dans quelques années.

Réactions en Europe

La catastrophe japonaise a également suscité de vives inquiétudes en France, en Pologne, en Autriche et en Italie. Les gouvernements ont déclaré suivre la situation de très près.

L'Italie a toutefois indiqué lundi ne pas avoir l'intention de renoncer à son projet de relance de la filière nucléaire.

Avec les informations de Reuters, et Agence France-Presse

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