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Imposante manifestation à Beyrouth

Des milliers de drapeaux libanais

Des dizaines de milliers de Libanais marchent pour que cesse la «dictature des armes» du Hezbollah

Photo : AFP / STR

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des dizaines de milliers de Libanais ont protesté dans les rues de Beyrouth dimanche à l'occasion du 6e anniversaire de la Révolution du Cèdre. Ils ont réclamé que le Hezbollah rende ses armes à l'État, comme le demande l'ancien premier ministre, Saad Hariri.

« Il n'est pas possible qu'on brandisse des armes face à la volonté démocratique du peuple et face à vérité », a lancé Hariri à la foule réunie place des Martyrs, sous une mer de drapeaux libanais.

« Nous voulons placer ces armes sous le contrôle et l'autorité de l'État, car c'est l'armée qui nous protège tous. »

— Une citation de  Saad Hariri, ancien premier ministre du Liban

Le mouvement dont fait partie Hariri considère que l'arsenal du Hezbollah sert essentiellement à intimider les adversaires politiques. Il souhaite que cesse la « dictature des armes ».

Saad Hariri est le fils de Rafic Hariri, assassiné en 2005 alors qu'il était premier ministre du Liban. L'attentat avait été l'élément déclencheur de la Révolution du Cèdre, qui avait poussé les troupes syriennes à se retirer du Liban. Le Hezbollah est aussi la cible de critiques pour son implication présumée dans cet assassinat.

Le Hezbollah - mouvement chiite - estime que ses armes assurent la sécurité de tout le pays lorsqu'Israël menace le territoire. Durant l'été 2006, par exemple, Israël et le Hezbollah se sont affrontés pendant une guerre de 34 jours, qui a fait 1400 morts et entraîné des évacuations massives.

Cette manifestation survient deux semaines après une marche de protestation réclamant la séparation des religions et de l'État.

Le gouvernement de coalition de Saad Hariri est tombé en janvier 2011 avec le départ des ministres du Hezbollah et d'alliés.

Depuis, un successeur a été trouvé en la personne de Nadjib Mikati. Mais six semaines après sa nomination, il n'a toujours pas formé de gouvernement.

Avec les informations de Reuters

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