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La plus grave crise depuis la Deuxième Guerre mondiale au Japon

Des secouristes

Des secouristes sont sur les quais du port de Sendai situé dans la préfecture de Miyagi.

Photo : AFP / MIKE CLARKE

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Alors que le Japon doit composer avec les conséquences du séisme et une crise nucléaire, le premier ministre, Naoto Kan, a affirmé que son pays traversait sa plus grave crise depuis la Deuxième Guerre mondiale.

Pour l'instant, le bilan officiel de la police nationale du violent séisme et du tsunami qui ont frappé vendredi le nord-est du Japon fait état de 688 morts, 642 disparus et 1570 blessés. Mais le bilan va s'alourdir au cours des prochaines heures car près de 2000 corps ont été découverts lundi sur deux rivages de la préfecture de Miyagi, dans le nord-est du Japon.

Selon le chef de la police de la province de Miyagi, il faut s'attendre à ce que le bilan dépasse 10 000 morts dans cette seule préfecture. Il a fait cette annonce lors d'une réunion avec les responsables des secours.

Cette province qui compte 2,3 millions d'habitants est l'une des trois préfectures les plus touchées par la catastrophe.

Au nombre des morts selon le bilan officiel provisoire, il y a 200 victimes dont les corps ont été retrouvés dimanche le long de la côte nord-est.

Selon l'Institut d'études géologiques américain, la magnitude préliminaire du séisme de vendredi a atteint 8,9, mais les autorités japonaises ont relevé dimanche à 9 leur estimation. il s'agit du plus violent séisme jamais enregistré au Japon. Ce tremblement de terre a été suivi de plusieurs centaines de puissantes répliques.

Des bateaux de pêche immobilisés sur les débris du tsunami dans la ville Kesennuma, dans la région de Miyagi le 12 mars 2011.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des bateaux de pêche immobilisés sur les débris du tsunami dans la ville Kesennuma, dans la region de Miyagi le 12 mars 2011.

Photo : AFP / Yomiuri Shimbun

Les équipes de secours recherchaient encore des rescapés sur des centaines de kilomètres de côte, tandis que des centaines de milliers de survivants affamés attendaient de l'aide dans des centres d'urgences isolés.

D'après la chaîne publique NHK, 380 000 personnes ont été évacuées vers des abris d'urgence. Toutefois, un bon nombre sont encore sans électricité. Au moins 1,4 million de foyers sont privés d'eau depuis le séisme et 2,5 millions n'ont plus d'électricité.

De larges secteurs de la campagne sont encore inaccessibles parce qu'ils sont cernés par les eaux. Plusieurs stations-service sont fermées et l'essence manque par endroits pour les déplacements en voiture.

Des voitures sont tombées dans un canal à Tagajo, dans la région de Miyagi, le 13 mars 2011.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des voitures sont tombées dans un canal à Tagajo, dans la région de Miyagi, le 13 mars 2011.

Photo : AFP / Kazuhiro Nogi

Si le gouvernement japonais a doublé le nombre de soldats déployés dans le cadre de l'effort de secours, qui atteint désormais 100 000 hommes, il semblait débordé par cette triple catastrophe.

Au tremblement de terre et au tsunami, un accident nucléaire s'est ajouté dans la centrale Daiichi de Fukushima, à 270 kilomètres au nord-est de Tokyo. Une défaillance du système de refroidissement fait craindre le pire pour deux réacteurs.

Par ailleurs, des sismologues prévoient qu'une réplique de magnitude 7 pourrait avoir lieu au cours des prochains jours.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Associated Press

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