•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Claudette Carbonneau ne sollicitera pas un nouveau mandat à la tête de la CSN

Claudette Carbonneau

Claudette Carbonneau

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Claudette Carbonneau, a annoncé vendredi qu'elle ne sollicitera pas de nouveau mandat à l'échéance de son terme actuel, en mai.

Les sanglots dans la gorge, la première femme à être élue à la tête de la CSN a brièvement rencontré la presse après avoir annoncé la nouvelle aux délégués du conseil confédéral de la centrale syndicale.

Mme Carbonneau, qui achève présentement son troisième mandat, a nié que son départ soit lié de quelque façon que ce soit aux critiques dont elle a fait l'objet dans le conflit de travail au Journal de Montréal. Après la conclusion d'une entente entre la direction du quotidien et les syndiqués, le mois dernier, plusieurs des employés en lock-out avaient affirmé que la Confédération s'était « écrasée » devant Quebecor.

Mme Carbonneau a affirmé qu'il était normal de ne pas plaire à tout le monde quand un règlement survenait dans ce genre de conflit et que, de toute façon, le rapport de forces entre la direction du journal et le syndicat était inégal. « Je ne suis pas en train de dire que les résultats ne sont pas plates, loin de là, mais je pense qu'il faut cibler les bonnes affaires », a-t-elle dit en entrevue à Radio-Canada.

Et les bonnes affaires, c'est effectivement un lock-out, une absence de rapport de forces et un État qui se positionne de façon telle de devenir complice d'un employeur.

Claudette Carbonneau, en entrevue à Radio-Canada

Après neuf ans à la tête de la centrale, la dirigeante syndicale a soutenu que le temps était venu de tirer sa révérence et de passer à autre chose parce qu'elle avait suffisamment donné de son temps au milieu syndical. Avant d'occuper son poste actuel, elle a été première vice-présidente de la CSN et a milité pendant des dizaines d'années au sein du mouvement syndical.

Plusieurs réalisations

Claudette Carbonneau a à son actif d'importantes réalisations, dont le règlement de l'équité salariale dans le secteur public et la signature d'une première convention collective pour les travailleuses de garderies en milieu familial.

Mme Carbonneau se rappelle de la victoire des travailleuses de garderies en milieu familial comme d'« un moment très, très touchant ». « Tu as vraiment l'impression de sortir un groupe de l'ombre, un groupe qui fait quelque chose d'important dans la société, pour moi, ça, ç'a été marquant », a-t-elle confié à Radio-Canada.

Mme Carbonneau, qui aura 65 ans en mai, dit vouloir voyager et s'occuper de ses deux petits-enfants, a-t-elle confié en pleurant. D'autres membres de la centrale présents au point de presse ont eux aussi laissé échapper des sanglots.

Lors de son élection, en 2002, elle avait indiqué qu'elle ne souhaitait pas faire plus de deux mandats, elle qui avait succédé à Marc Laviolette.

Le changement apporté par son départ de la tête de la CSN sera positif pour le mouvement syndical québécois, a-t-elle dit. Mme Carbonneau a ajouté qu'elle ne se lancerait pas en politique.

Sa carrière en bref

2002 à aujourd'hui : présidente de la CSN
2006 à aujourd'hui : vice-présidence de la Confédération syndicale internationale (CSI)
1991 - 2002 : première vice-présidente de la CSN
1985 - 1991 : secrétaire générale du Conseil central du Montréal métropolitain de la CSN
1980 - 1982 : vice-présidente à la Fédération de la santé et des services sociaux de la CSN; pendant cette période, elle militait aussi au sein du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de l'Hôpital Notre-Dame de Montréal

Le 14e président de la CSN choisi en mai

L'élection de son successeur se tiendra à l'occasion du 63e congrès de la CSN, qui se déroulera à Montréal du 15 au 20 mai. Le premier vice-président de la CSN, Louis Roy, a déjà fait savoir qu'il briguera la présidence. On ignore pour l'instant s'il rencontrera de l'opposition.

La centrale connaît plusieurs mouvements au sein de son exécutif, composé de six membres : un de ses vice-présidents, Roger Valois, a déjà annoncé sa retraite, et la secrétaire générale, Lise Poulin, quittera elle aussi son poste.

La CSN compte plus de 300 000 membres répartis dans 1700 syndicats.

Avec les informations de La Presse canadienne

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !