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Séisme au Japon : des Ontariens craignent le pire pour leurs proches

Un quartier résidentiel ravagé par les flammes à Natori.

Un quartier résidentiel ravagé par les flammes à Natori.

Photo : AFP / Yomiuri Shimbun

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des centaines d'Ontariens d'origine japonaise tentent désespérément de joindre leurs proches, au moment où des milliers de personnes sont mortes ou portées disparues après un séisme massif au Japon.

Les parents d'une vingtaine d'élèves de Brighton, à l'est de Toronto, poussent, eux, un soupir de soulagement. Ils ont pu confirmer que les adolescents, qui sont en visite au Japon, étaient sains et saufs à Tokyo. Ils étaient dans un autobus à l'extérieur de la capitale japonaise lorsque la principale secousse a été ressentie. Les organisateurs du voyage essaient maintenant de les rapatrier.

Mais, pour le moment, les vols entre Tokyo et le Canada sont suspendus. Air Canada a annulé ses vols en partance de Toronto et de Vancouver, parce que l'aéroport Narita est fermé, à la suite du tremblement de terre qui a atteint une magnitude de 8,9.

Le premier ministre ontarien offre ses condoléances

Le premier ministre de la province, Dalton McGuinty, se dit abasourdi par la tragédie. Il indique, dans un communiqué, avoir offert ses condoléances à l'ambassadeur du Japon au Canada. M. McGuinty offre son soutien moral aux familles des victimes et aux Ontariens qui attendent désespérément des nouvelles de leurs proches. Il ajoute que son gouvernement est prêt à fournir toute forme d'aide nécessaire.

De leur côté, plusieurs organismes d'aide humanitaire, comme la Croix-Rouge et Global Medic, ont déjà offert leurs services au gouvernement nippon.

Le pire séisme au Japon en 140 ans

Le bilan des victimes est constamment revu à la hausse. À Sendai seulement, les autorités ont découvert 200 à 300 corps qui s'ajoutent à la centaine de morts du bilan précédent. L'agence japonaise Kyodo évoque plus de 1000 morts.

Les victimes pourraient bientôt en effet se compter en milliers étant donné l'ampleur de la catastrophe.

Le puissant tremblement de terre à l'origine de ces mouvements de marées s'est produit vers 1 h vendredi matin (14 h 46, heure locale) à environ 400 kilomètres au large des côtes du pays, dans l'océan Pacifique.

La secousse, qui a duré près de deux minutes, a causé d'importants dégâts sur les côtes du nord-est du Japon. Le séisme initial a été suivi de cinq puissantes répliques en une heure, la plus forte atteignait une magnitude de 7,1.

Ces secousses ont causé d'importants dégâts dans plusieurs villes et endommagé de nombreuses infrastructures routières et industrielles.

Dans les villes du nord, des dizaines de bâtiments et de résidences se sont effondrés.

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Plusieurs centrales nucléaires touchées

Des incendies font rage un peu partout dans le nord du Japon. Des brasiers gigantesques et des explosions sont aussi rapportés dans une raffinerie d'Ichihara, dans la préfecture de Chiba, près de Tokyo. Une centrale nucléaire d'Onagawa est aussi la proie des flammes.

Au moins 6000 personnes ont été sommées d'évacuer une large zone entourant une centrale nucléaire de Daiichi, dans la préfecture de Fukushima, affirme l'agence Reuters. La centrale nucléaire a été placée en état d'alerte renforcé.

Selon l'agence japonaise Jiji, une fuite radioactive pourrait survenir si le niveau de l'eau dans un réacteur de la centrale continue de baisser.

Au moins quatre centrales nucléaires ont dû être arrêtées de toute urgence dans le pays en raison du séisme.

Les autorités japonaises affirment qu'aucune fuite radioactive n'a été décelée pour le moment.

Des boules de feu géantes s'élèvent d'un incendie dans une raffinerie d'Ichihara, dans la préfecture de Chiba, après le séisme qui a frappé la côte nord-est du Japon, le vendredi 11 mars 2011.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des boules de feu géantes s'élèvent d'un incendie dans une raffinerie de Ichihara, dans la préfecture de Chiba, après le séisme qui a frappé la côte nord-est du Japon, le vendredi 11 mars 2011.

Photo : La Presse canadienne / Kyodo News

Les flots se déchaînent

Peu de temps après le séisme, de gigantesques vagues d'une hauteur de 4 à 10 mètres se sont abattues sur les côtes du nord-est de l'archipel. Balayant tout sur leur passage, d'immenses vagues boueuses jonchées de débris ont pénétré jusqu'à 5 kilomètres à l'intérieur des terres par endroits.

Dans la ville de Sendai, le port a été complètement submergé par les flots. Beaucoup de gens se sont réfugiés sur les toitures des immeubles encore debout.

Dans la préfecture de Fukushima, de nombreuses maisons ont aussi été emportées par les flots après la rupture d'un barrage.

Selon la police de Miyagi, un bateau qui transportait une centaine de passagers aurait été emporté par les flots. Un train entier de passagers aurait été englouti par une vague de 10 mètres. Les autorités ignorent pour l'instant ce qu'il en est advenu.

Une vague gigantesque déferle sur une zone résidentielle de la ville de Miyagi.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Une vague gigantesque déferle sur une zone résidentielle de la ville de Miyagi.

Photo : La Presse canadienne / Kyodo News

Alerte au tsunami dans le Pacifique

Des alertes au tsunami ont été lancées dans l'ensemble des pays du bassin du Pacifique, notamment en Nouvelle-Zélande, en Chine, aux Philippines, en Russie, en Indonésie et aux États-Unis. Au Canada, l'avertissement au tsunami a été levé vers 11 h 30, heure normale de l'Est. Plusieurs pays d'Amérique latine et centrale ont aussi mis leurs zones côtières en alerte.

Au large, dans le Pacifique, plusieurs évacuations préventives ont été ordonnées notamment en Polynésie française, dans les îles Mariannes, à Guam, à Hawaï ainsi qu'aux îles Marshall.

Tôt vendredi matin, les premières vagues ont commencé à atteindre le littoral de l'île Shitokan et de Taïwan. Les premières vagues qui ont atteint le rivage ne dépassaient pas 1 mètre de hauteur. À Hawaï, les premières vagues du tsunami observées ne dépassaient pas non plus 1 mètre.

Le violent séisme à l'origine de cette catastrophe s'est produit dans l'océan à 10 kilomètres de profondeur à environ 125 kilomètres des côtes du nord-est du Japon, soit à environ 380 kilomètres de Tokyo.

Selon les sismologues, il s'agit du plus important tremblement de terre à frapper le Japon depuis 140 ans, plus précisément, le cinquième pour sa puissance jamais enregistré depuis le début du 20e siècle.

Au Canada

Sur la côte ouest du Canada, des avertissements de tsunami avaient été diffusés dans les régions du nord de l'île de Vancouver, la côte centre et nord ainsi que les îles Haida Gwaii. Ces avertissements ont été levés vers 11 h 30, vendredi, heure normale de l'Est. Les gens qui vivent dans des basses terres, sur des bateaux ou dans des endroits jugés à risque ont été priés d'évacuer leur demeure en pleine nuit.

Environ 1500 Canadiens vivent actuellement au Japon, selon les données du gouvernement du Canada. Ottawa leur demande par ailleurs de se rapporter à l'ambassade ou à leur consulat sur place, dès qu'ils le pourront.

Quant aux Canadiens d'origine japonaise, ils seraient plus de 85 000 au Canada. Plus de la moitié d'entre eux vivent dans la région de Vancouver, en Colombie-Britannique.

Le ministère des Affaires étrangères du Canada a ouvert une page Internet spéciale consacrée à la situation qui prévaut qu Japon. Cliquez ici pour y accéder (Nouvelle fenêtre)

Avec les informations de Agence France-Presse, Associated Press, et Reuters

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