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Nouveau séisme de 6,6 au Japon

Un quartier résidentiel ravagé par les flammes à Natori.

Un quartier résidentiel ravagé par les flammes à Natori.

Photo : AFP / Yomiuri Shimbun

Radio-Canada

Une réplique de 6,6, a frappé samedi (heure locale) la préfecture de Niigata, au nord-ouest du Japon, sur la façade opposée à la côte Pacifique touchée plus tôt par un puissant séisme de 8,9 et un tsunami.

Les secousses ont été ressenties à Tokyo ainsi que dans plusieurs villes du centre du pays, d'une côte à l'autre.

Une douzaine d'heures après la secousse initiale, on recense des dizaines de répliques d'une magnitude supérieure à 5.

Une nouvelle alerte au tsunami a aussi été lancée, a rapporté la chaîne de télévision publique NHK dans la nuit de vendredi à samedi.

Le tremblement de terre d'une magnitude 8,9 s'est produit vers 1 h vendredi matin (14 h 46, heure locale). Il a provoqué un puissant tsunami qui a dévasté les côtes du nord-est du pays.

Le bilan des victimes est constamment revu à la hausse. À Sendai seulement, les autorités ont découvert 200 à 300 corps qui s'ajoutent à la centaine de morts du bilan précédent. L'agence japonaise Kyodo évoque plus de 1000 morts.

Les victimes pourraient bientôt en effet se compter en milliers étant donné l'ampleur de la catastrophe.

Une violente secousse

Le puissant tremblement de terre à l'origine de ces mouvements de marées s'est produit à environ 400 kilomètres au large des côtes du pays, dans l'océan Pacifique.

La secousse, qui a duré près de deux minutes, a causé d'importants dégâts sur les côtes du nord-est du Japon. Le séisme initial a été suivi de dizaines de répliques d'une magnitude supérieure à 5.

Ces secousses ont causé d'importants dégâts dans plusieurs villes et endommagé de nombreuses infrastructures routières et industrielles.

Dans les villes du nord, des milliers de bâtiments et de résidences se sont effondrés ou ont été emportés par les flots. Selon le ministère de la Défense japonais, plus de 1800 maisons ont été détruites dans la préfecture de Fukushima seulement.

Consultez les liens et les vidéos (Nouvelle fenêtre) proposés par notre chroniqueur web.

Centrales nucléaires touchées et fuite radioactive

Le séisme et le tsunami qui a suivi ont provoqué plusieurs incendies dans des centrales nucléaires du pays.

Le ministre de l'Industrie, Banri Kaieda, cité par les agences de presse japonaises, a indiqué qu'une fuite radioactive pourrait survenir dans la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, dans le nord-est du pays.

Les autorités sont d'ailleurs sur le point de relâcher de la vapeur radioactive pour faire retomber la pression qui s'est élevée dans un réacteur de la centrale nucléaire n°1 de Fukushima, selon l'agence Kyodo.

L'agence japonaise de sûreté nucléaire a précisé que la pression dans le réacteur de la centrale avait atteint 1,5 fois son niveau normal.

Selon l'agence, la radioactivité de la vapeur n'aura pas d'impact sur la santé humaine ou l'environnement.

Au moins 6000 personnes avaient été sommées d'évacuer une large zone entourant la centrale nucléaire en raison de la pression dans le réacteur.

Un incendie a aussi éclaté dans le bâtiment des turbines d'une centrale nucléaire de la préfecture de Miyagi.

Des brasiers gigantesques et des explosions sont aussi rapportés dans une raffinerie d'Ichihara, dans la préfecture de Chiba, près de Tokyo. Une centrale nucléaire d'Onagawa est aussi la proie des flammes.

Au moins quatre centrales nucléaires ont dû être arrêtées de toute urgence dans le pays en raison du séisme. Sur les 55 réacteurs nucléaires en fonctionnement au Japon sur 17 sites, 11 réacteurs ont été affectés par le séisme, a indiqué l'Autorité française de sûreté nucléaire (ASN).

Des boules de feu géantes s'élèvent d'un incendie dans une raffinerie de Ichihara, dans la préfecture de Chiba, après le séisme qui a frappé la côte nord-est du Japon, le vendredi 11 mars 2011.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des boules de feu géantes s'élèvent d'un incendie dans une raffinerie de Ichihara, dans la préfecture de Chiba, après le séisme qui a frappé la côte nord-est du Japon, le vendredi 11 mars 2011.

Photo : La Presse canadienne / Kyodo News

Les flots se déchaînent

Peu de temps après le séisme, de gigantesques vagues d'une hauteur de 4 à 10 mètres se sont abattues sur les côtes du nord-est de l'archipel. Balayant tout sur leur passage, les flots boueux jonchés de débris ont pénétré à plus de cinq kilomètres à l'intérieur des terres par endroits.

Dans la ville de Sendai, le port a été complètement submergé par les flots. Beaucoup de gens se sont réfugiés sur les toitures des immeubles encore debout. Sendai est l'une des villes côtières qui se trouvaient le plus de l'épicentre du séisme. Les dégâts y sont majeurs.

Dans la préfecture de Fukushima, de nombreuses maisons ont aussi été emportées par les flots après la rupture d'un barrage.

Selon la police de Miyagi, un bateau qui transportait une centaine de passagers aurait été littéralement emporté par les flots. Un train entier de passagers aurait été englouti par une vague de 10 mètres. Les autorités ignorent pour l'instant ce qu'il en est advenu.

Une vague gigantesque déferle sur une zone résidentielle de la ville de Miyagi.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Une vague gigantesque déferle sur une zone résidentielle de la ville de Miyagi.

Photo : La Presse canadienne / Kyodo News

Alerte au tsunami dans le Pacifique

Peu après le tremblement de terre, des alertes au tsunami ont été lancées dans l'ensemble des pays du bassin du Pacifique, notamment en Nouvelle-Zélande, en Chine, aux Philippines, en Russie, en Indonésie, aux États-Unis et au Canada. Plusieurs pays d'Amérique latine et centrale ont aussi mis leurs zones côtières en alerte.

Au large, dans le Pacifique, plusieurs évacuations préventives ont été ordonnées notamment en Polynésie française, dans les îles Mariannes, à Guam, à Hawaï ainsi qu'aux îles Marshall.

Jusqu'ici, la catastrophe attendue n'a pas eu lieu. Dans la majorité des pays atteints par le tsunami, les vagues n'ont pas excédé un mètre de hauteur.

Le violent séisme à l'origine de cette catastrophe s'est produit dans l'océan à 10 kilomètres de profondeur à environ 125 kilomètres des côtes du nord-est du Japon, soit environ 380 kilomètres de Tokyo.

Selon les sismologues, il s'agit du plus important tremblement de terre à frapper le Japon depuis 140 ans. Plus précisément, le cinquième plus puissant tremblement de terre jamais enregistré depuis le début du 20e siècle.

Au Canada

Sur la côte ouest du Canada, des avertissements de tsunami ont été émis dans les régions du nord de l'île de Vancouver, de la côte centre et nord ainsi que les îles Haida Gwaii. Les gens qui vivent dans des basses terres, sur des bateaux ou dans des endroits jugés à risque ont été priés d'évacuer leur demeure en pleine nuit.

Environ 1500 Canadiens vivent actuellement au Japon, selon les données du gouvernement du Canada. Ottawa leur demande par ailleurs de se rapporter à l'ambassade ou à leur consulat sur place, dès qu'ils le pourront.

Quant aux Canadiens d'origine japonaise, ils seraient plus de 85 000 au Canada. Plus de la moitié d'entre eux vivent dans la région de Vancouver, en Colombie-Britannique.

Le ministère des Affaires étrangères du Canada a ouvert une page Internet spéciale consacrée à la situation qui prévaut au Japon. Cliquez ici pour y accéder (Nouvelle fenêtre)

Avec les informations de Agence France-Presse, Associated Press, et Reuters

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