•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le Café Cléopâtre ne sera pas exproprié

Le Café Cléopâtre
Radio-Canada

Un bar de danseuses du boulevard Saint-Laurent à Montréal, le Café Cléopâtre, ne sera finalement pas exproprié, ont confirmé les élus du comité exécutif de la Ville.

Dans un communiqué transmis jeudi, la Ville de Montréal a fait part de sa décision prise mercredi en expliquant que devant le désistement de la Société de développement Angus (SDA) d'inclure cet édifice dans son projet de Quartier des spectacles, il valait mieux abandonner le processus.

La cause de l'expropriation du Café Cléopâtre, fondé il y a 35 ans, devait être entendue en septembre au palais de justice de Montréal. Le propriétaire du bar burlesque, Johnny Zoumboulakis, se battait fermement depuis trois ans contre la fermeture de son entreprise. Jeudi, il a accueilli la décision du comité exécutif avec prudence en soulignant qu'il n'avait encore reçu aucun document officiel à cet effet. Il avait soutenu plus tôt qu'il ne s'opposait pas à l'expropriation du Café Cléopâtre pour des raisons monétaires, mais pour défendre un endroit où il avait travaillé une bonne partie de sa vie. M. Zoumboulakis opère ce commerce depuis 1985.

La Société de développement Angus avait fait savoir en début de semaine qu'elle était lasse de dépenser des dizaines de milliers de dollars en frais juridiques dans cette bataille qui engageait aussi la Ville de Montréal. Par conséquent, la SDA avait demandé au comité exécutif d'annuler la demande d'expropriation, a déclaré sa porte-parole, Geneviève Marsan. La société est à élaborer deux autres projets pour remplacer le plan original.

Au cours des dernières années, la SDA a fait l'acquisition de l'ensemble des bâtiments situés au nord du Monument-National (trois salles de spectacles appartenant à l'École nationale de théâtre du Canada) et au sud de la rue Sainte-Catherine. Le Café Cléopâtre était le seul édifice à ne pas avoir été acheté. Une autre institution, vieille de 100 ans, celle-là, le Montréal Pool Room, a accepté de déménager.

La décision du comité exécutif devra être entérinée par le conseil de ville lors de la prochaine rencontre.

La Presse Canadienne

Grand Montréal

Régional