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Le cofondateur de Cinar, Ronald Weinberg, est relâché sous condition

Ronald Weinberg arrêté à son arrivée à l'aéroport de Montréal, jeudi soir.

Ronald Weinberg arrêté à son arrivée à l'aéroport de Montréal, jeudi soir.

Photo : La Presse canadienne / Bernard Brault

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Ronald Weinberg, cofondateur de la firme Cinar, et l'un des principaux acteurs d'un des plus grands scandales financiers de l'histoire du Québec, a comparu vendredi au palais de justice de Montréal avant d'être relâché sous certaines conditions, en échange d'une caution de 140 000 dollars.

Il reviendra en cour le 4 mai prochain.

Il lui est interdit de communiquer avec les coaccusés et les témoins importants dans cette affaire. Ronald Weinberg devra également s'abstenir d'effectuer des transactions boursières ou financières.

M. Weinberg a été interpellé jeudi soir à l'aéroport Montréal-Trudeau, au retour d'un voyage à Punta Cana, en République dominicaine.

Sa reddition aurait fait l'objet de négociations entre la Couronne et ses avocats.

Le cofondateur de Cinar, avec feu Micheline Charest, fera face pour la première fois à la justice criminelle en lien avec une fraude alléguée de 120 millions de dollars.

L'ancien directeur financier de la maison de production Cinar, Hasanain Panju, et l'ex-président du réseau des fonds Mount Real, Lino Pasquale Matteo, ont comparu le 3 mars dernier au palais de justice de Montréal. Ils ont été accusés de fraude.

Ils ont été libérés en échange d'une caution de 50 000 dollars chacun, en attendant la suite des procédures judiciaires intentées contre eux. Ils ont dû déposer leur passeport et renoncer à travailler dans le domaine des finances.

Le quatrième homme qui fait l'objet d'un mandat d'arrestation dans l'affaire Cinar, l'ancien PDG de Norshield John Xanthoudakis, est toujours recherché par la police.

Quatre ex-dirigeants font face à 36 chefs d'accusation de fraude, de faux et usage de faux ainsi que de faux prospectus.

Une fraude présumée de 120 millions de dollars

Hasanain Panju et Lino Matteo auraient aidé Ronald Weinberg à transférer illégalement 120 millions de dollars aux Bahamas. Ces fonds provenaient majoritairement des coffres de Cinar et auraient été détournés à l'insu du conseil d'administration de l'entreprise.

La fraude qu'on leur reproche se serait étalée sur huit ans, de 1997 à 2005, soit plus d'un an après la vente de Cinar à un groupe de Toronto. Dès 1999, des irrégularités ont été décelées, mais l'enquête aura mis 12 ans avant d'aboutir à des accusations criminelles.

Selon la Sûreté du Québec, Ronald Weinberg et Hasanain Panju auraient investi dans des portefeuilles de placements sans l'autorisation du conseil d'administration de Cinar, dans le but de s'enrichir personnellement.

John Xanthoudakis leur aurait permis d'investir aux Bahamas. Lino Matteo, qui fait face à de nombreux chefs d'accusation, aurait aidé Xanthoudakis à camoufler le portrait réel des investissements.

La firme Cinar et ses dirigeants font régulièrement les manchettes depuis plusieurs années, notamment dans la saga judiciaire qui oppose l'entreprise au créateur Claude Robinson.

Ce dernier s'est battu durant des années devant les tribunaux pour démontrer que les dirigeants de Cinar avaient volé et plagié son travail.

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