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Le Sud de l'Afrique, berceau de l'humanité?

Un homme appartenant à la population des Bochimans d'Afrique du Sud

Un homme appartenant à la population des Bochimans d'Afrique du Sud

Photo : AFP / PABALLO THEKISO

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une étude de l'ADN des populations de chasseurs-cueilleurs en Afrique suggère que le Sud du continent est le berceau de l'homme moderne, et non pas l'Est africain, comme le veut la théorie généralement acceptée par la communauté scientifique.

La généticienne Brenna Henn et ses collègues de l'Université de Stanford, aux États-Unis, ont analysé des séquences précises d'ADN extrait d'échantillons de salive de divers peuples de chasseurs-cueilleurs africains.

Les chercheurs ont comparé les séquences de groupes tels que les Hadzas et les Sandawes de Tanzanie et les Bochimans d'Afrique du Sud, à celles d'individus d'autres ethnies, comme les Massaïs du Kenya et de Tanzanie et les Yorubas d'Afrique de l'Ouest.

Les analyses ont montré que les groupes d'Afrique australe possèdent la plus grande diversité génétique, et que cette diversité s'estompe à mesure que l'on se déplace vers le nord du continent. Les résultats sont publiés dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences.

Or cette variation de la diversité refléterait l'effet fondateur, une diminution de la diversité génétique qui se produit lorsque des individus issus d'un même groupe migrent et fondent une nouvelle population.

Comme les groupes de chasseurs-cueilleurs du Sud de l'Afrique ont la plus grande diversité génétique, il est raisonnable de penser que ces populations constituent le berceau de l'homme moderne, affirme Mme Henn, en entrevue à la BBC.

La théorie généralement acceptée affirme que les premiers humains proviendraient d'Afrique de l'Est, notamment en raison des nombreux fossiles de nos ancêtres trouvés dans cette région.

Critiques

Toutefois, Chris Stringer, paléontologue au Musée d'histoire naturelle de Londres, au Royaume-Uni, qui n'a pas participé à cette recherche, affirme qu'il est risqué de donner une origine précise à l'homme moderne à partir de cette étude génétique.

Selon lui, les populations de chasseurs-cueilleurs occupaient à l'origine des territoires beaucoup plus vastes que ceux qu'elles occupent aujourd'hui. Il est donc difficile d'associer le territoire actuel d'un groupe à son territoire ancestral, affirme-t-il en entrevue à la BBC.

Il ajoute que le patrimoine génétique des humains modernes provient probablement de plusieurs anciennes populations africaines distinctes.

Avec les informations de BBC, et MaxiSciences

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