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Au moins 345 000 Ivoiriens ont fui leur domicile

Radio-Canada

Au moins 345 000 Ivoiriens ont été contraints de fuir leur domicile depuis le début des troubles qui secouent le pays depuis l'élection présidentielle de novembre 2010, estime le Haut-Commissariat aux réfugiés de l'ONU.

Le quartier d'Abobo a été le théâtre d'affrontements entre partisans de MM. Gbagbo et Ouattara.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le quartier d'Abobo a été le théâtre d'affrontements entre partisans de MM. Gbagbo et Ouattara.

Photo : La Presse canadienne / AP/Rebecca Blackwell

« Le nombre d'Ivoiriens qui ont fui dans l'est du Liberia a augmenté de façon considérable », s'est inquiété mardi un porte-parole de l'agence onusienne, Adrian Edwards, lors d'un point de presse tenu à Genève.

« Le HCR a enregistré 75 000 réfugiés, dont la moitié sont arrivés depuis le 24 février », a-t-il poursuivi, en précisant que « des familles entières » traversent la frontière, et non seulement des « femmes et des enfants », comme cela était le cas en décembre.

« Lundi, on estimait qu'entre 200 000 et 300 000 personnes étaient déplacées à Abidjan et 70 000 autres dans l'ouest du pays », en raison des combats, a ajouté M. Edwards.

Le quartier d'Abobo, où habitent des partisans d'Alassane Ouattara, le président reconnu par la communauté internationale, est particulièrement touché par ce phénomène.

La semaine dernière, sept femmes du quartier ont été abattues par les forces de sécurité ivoiriennes. Elles réclamaient le départ du président sortant, Laurent Gbagbo.

Selon le porte-parole du HCR, ces déplacements créent des problèmes dans les communautés d'accueil. À Buutuo Town, dans l'est du Liberia, l'accès à l'eau potable et à des installations sanitaires pose déjà un problème, a-t-il dit. Des cas de diarrhée et de malaria ont été signalés.

Les agences humanitaires éprouvent par ailleurs des difficultés croissantes à travailler dans le pays. « Les organisations et les travailleurs humanitaires sont la cible des tirs », affirme une porte-parole de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), Jemini Pandya.

« J'ai appris [mardi] que notre personnel international a dû quitter les villes de Duékoué et de Guiglo en raison de l'escalade des violences dans la région », a-t-elle annoncé. Le personnel local est tout de même resté dans ces villes de l'ouest du pays, a précisé Mme Pandya.

Selon les Nations unies, plus de 370 personnes ont été tuées depuis la fin de 2010 en Côte d'Ivoire.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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