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Coup de théâtre à l'hôtel de ville de Toronto

Hôtel de ville de Toronto
Radio-Canada

Le conseil municipal de Toronto refuse de débattre de la requête du maire Rob Ford de renvoyer tous les membres du conseil d'administration de la Société d'habitation.

L'agence, qui gère les 60 000 logements sociaux de la ville, est sur la sellette, en raison d'une série de dépenses douteuses.

Mais l'équipe du maire avait omis de s'assurer qu'elle aurait l'appui des deux tiers des membres du conseil, un appui nécessaire pour débattre de la question.

Le maire adjoint, Doug Holyday, accuse d'irresponsabilité les conseillers opposés au débat.

Le frère du maire, le conseiller Doug Ford, prétend que ce sont les locataires qui souffriront du refus du conseil municipal. Toutefois, la plupart des locataires présents mardi à l'hôtel de ville se réjouissaient au contraire de la tournure des événements. Ils n'appréciaient pas l'intention du maire Ford de virer du C.A. les deux membres dûment élus par les locataires.

Une défaite amère

Il s'agit de la première défaite importante du maire Ford au conseil municipal, d'autant plus qu'il promet depuis une semaine de faire le ménage à la Société d'habitation.

Doug Ford assure que son frère et lui n'ont pas dit leur dernier mot. Une réunion d'urgence du conseil exécutif aura lieu vraisemblablement mercredi et soumettra ensuite la question au conseil municipal. Selon les procédures, le maire n'aurait alors besoin que d'une majorité simple de voix pour étudier et faire adopter la motion.

Plus tôt cette semaine une grande partie du conseil d'administration s'est conformée à la demande du maire et a offert sa démission. Mais les représentants des locataires et deux conseillers municipaux ont refusé de démissionner.

Des appuis pour les dissidents

Plusieurs locataires craignent que le maire Ford n'ait l'intention de privatiser la Société d'habitation de Toronto.

Danish Ahmed, un homme aveugle qui dirige le regroupement des locataires avec des besoins spéciaux, ne comprend pas pourquoi les représentants des locataires devraient quitter le C.A. : « Nos deux représentants au conseil d'administration n'ont rien fait de mal, pourquoi devraient-ils démissionner? »

L'un d'entre eux, Dan King, déclare qu'il avait pressé en vain ses collègues d'agir avant que le scandale n'éclate, en leur suggérant de multiplier les contrôles, comme dans la ville américaine de Baltimore. Il admet, toutefois, qu'à l'époque, il n'avait aucun exemple de dépenses scandaleuses à fournir au conseil d'administration.

Selon un rapport du vérificateur de la ville, Jeff Griffiths, au moins 200 000 $ de dépenses inappropriées apparaissent dans le budget de la Société, financée par la Ville:

  • une fête de Noël à 40 000 $,
  • un souper au restaurant à 5000 $,
  • 1000 $ de chocolats pour récompenser les employés,
  • des massages, des manucures, des pédicures.

La direction de la société a présenté ses excuses et une partie du C.A. a démissionné.

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