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Bob Probert : les secrets d'un cerveau

Probertbob

Bob Probert (à droite) se bat contre Tie Domi.

Photo : La Presse canadienne / AP Photo/Ron Frehm

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Selon une étude menée à l'Université de Boston, l'ancien hockeyeur Bob Probert souffrait d'encéphalopathie chronique due à des traumatismes, au moment de sa mort, en juillet 2010.

Probert, qui est mort d'une crise cardiaque à l'âge de 45 ans, avait décidé d'offrir son cerveau à la science 6 mois avant son décès, après avoir vu un reportage sur les problèmes d'encéphalopathie chronique chez les athlètes professionnels.

« Nous commençons à peine à comprendre les conséquences des traumatismes au cerveau dans le sport, a dit Chris Nowinski, le cofondateur et chef de la direction du Sports Legacy Institute. À ce point-ci, les données nous font dire que la décision de ne pas avoir de politique contre les coups à la tête a été une énorme erreur. Nous espérons que des changements musclés continueront d'être apportés pour protéger les athlètes, surtout dans le sport amateur. »

Dans la NFL d'abord

L'encéphalopathie chronique due à des traumatismes a d'abord été répertoriée chez les joueurs de football aux États-Unis. La Ligue nationale de football (NFL) a d'ailleurs décidé d'agir. Elle a modifié les règlements pour punir les coups intentionnels à la tête.

Dans le hockey professionnel, la LNH a aussi récemment pris des mesures pour réduire les coups à la tête, en interdisant notamment les mises en échec par-derrière. Par contre, rien n'a été fait pour réduire les bagarres, parties intégrantes du sport pour de nombreux amateurs et commentateurs.

Et c'est là où le cas Probert devient intéressant. S'il a passé 16 ans dans la Ligue nationale de hockey, le joueur originaire de Tecumseh, en Ontario, le doit surtout à ses poings, de même qu'à sa capacité à recevoir des coups de poing. Probert, en sa qualité de policier sur la glace, a pris part à 246 combats durant sa carrière professionnelle.

« Nous ne sommes pas en mesure de dire quelles sont les responsabilités respectives des bagarres et du hockey proprement dit », a affirmé l'un des auteurs de l'étude, le neurochirurgien Robert Cantu.

La LNH réagit

Les chercheurs font aussi remarquer que Probert n'a pas été un mauvais garçon uniquement sur la patinoire. Il a été aux prises avec des problèmes importants de consommation de drogue et d'alcool, qui ont certainement eu des répercussions sur la dégradation de son état de santé.

« Les résultats sont intéressants et s'ajoutent à un éventail de connaissances encore beaucoup plus grand, a dit le commissaire adjoint de la LNH, Bill Daly. Mais nous n'allons pas procéder à des changements en nous basant sur un seul cas, surtout quand il est impossible d'identifier ou d'isoler l'une des nombreuses variables qui pourraient avoir contribué aux conclusions. »

Dans une entrevue accordée au New York Times, Dani Probert a révélé que son mari montrait des comportements qu'elle ne lui connaissait pas, notamment des pertes de mémoire et des sautes d'humeur quand il était au volant.

Deuxième joueur de hockey dont l'étude du cerveau montre des traces d'encéphalopathie chronique (le premier étant Reggie Fleming dans les années 1960), il ne sera sans doute pas le dernier. Dani Probert a annoncé qu'elle menait actuellement une campagne pour que d'autres joueurs donnent leur cerveau à la science après leur décès.

Keith Primeau, ancien joueur des Flyers de Philadelphie, a promis qu'il suivrait l'exemple de Bob Probert pour lui aussi aider les scientifiques.

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