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Nouvel assaut des forces pro-Kadhafi sur Brega

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les forces fidèles au colonel Mouammar Kadhafi ont lancé jeudi un nouvel assaut sur Brega, d'où ils avaient été repoussés la veille par les insurgés. L'aviation a bombardé la ville, qui a une importance stratégique en raison de ses installations pétrolières.

Des insurgés d'Ajdabiya se préparaient mercredi à aller se battre contre les forces pro-Kadhafi à Brega.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des insurgés d'Ajdabiya se préparaient mercredi à aller se battre contre les forces pro-Kadhafi à Brega.

Photo : AFP / Gianluigi Guercia

« Des avions de guerre ont lâché une bombe dans le secteur situé entre la compagnie pétrolière et la zone résidentielle », a déclaré à l'Agence France-Presse Fattah al-Moghrabi, un responsable de l'Hôpital de Brega. « Autant que je sache, il n'y a pas eu de victimes ».

Selon lui, les combats de la veille ont fait 12 morts, soit 9 rebelles et 3 combattants pro-Kadhafi. « Sur ces trois personnes, l'une portait une pièce d'identité du Niger et les autres étaient des noirs africains sans papier d'identité », a-t-il ajouté.

Dans une entrevue accordée jeudi à la chaîne de télévision britannique Sky News, le fils cadet de Mouammar Kadahfi, Seif al-Islam, a dit que les bombes avaient pour seul objectif de faire fuir les forces anti-Kadhafi, et non pas de les tuer.

« Brega n'est pas une ville. Brega est un terminal pétrolier », a-t-il dit. « Nous vivons et nous mangeons à cause de Brega. Sans Brega, six millions de personnes n'ont plus d'avenir, parce que nous exportons tout notre pétrole de là. »

Personne ne permettrait à des milices de contrôler Brega. C'est comme permettre à quelque'un de contrôler le port de Rotterdam, aux Pays-Bas.

Seif al-Islam kadhafi

La ville portuaire de Brega se trouve à environ 740 km au sud-est de Tripoli. Elle est située entre Syrte, qui est aux mains des loyalistes, et Benghazi, deuxième ville du pays, qui a basculé dans le camp des insurgés il y a quelques jours. La ville abrite un terminal pétrolier, une raffinerie de pétrole, une usine de liquéfaction de gaz et un aéroport.

Reuters signale aussi que des frappes aériennes ont visé une position des insurgés à Ajdabiya, à 160 km au sud de Benghazi. Selon un officier rebelle, Bachir Abdoul Gadr, les forces loyalistes ont été repoussées jusqu'au terminal pétrolier de Ras Lanouf, à environ 600 km à l'est de Tripoli.

Des funérailles tenues en mémoire d'insurgés tombés au combat ont rassemblé des dizaines de personnes à Ajdabiya, et des centaines à Benghazi.

Dans l'ouest du pays, l'agence Reuters rapportait les propos de rebelles de la ville de Zawiyah, à 50 km à l'ouest de Tripoli, qui affirment avoir lancé des attaques contre les forces fidèles à Mouammar Kadhafi qui se regroupaient dans la région. Les insurgés ont affirmé que les réserves de médicaments et de lait avaient diminué.

Offre de médiation rejetée

Le Conseil national libyen (CNL), sorte de gouvernement de transition mis en place par les insurgés à Benghazi, a fait savoir qu'il rejette l'offre de médiation lancée plus tôt cette semaine par le président vénézuélien, Hugo Chavez.

Ce dernier a lancé l'idée de créer une mission internationale formée de représentants de pays d'Amérique latine, d'Europe et du Moyen-Orient qui puisse faire office de médiateur entre les insurgés et le colonel Kadhafi.

À Benghazi, un homme juché sur le toit du palais de justice, où le gouvernement de transition a élu domicile, fait le signe de la victoire. La place publique située sur le bord de la plage est devenue le point de rassemblement des insurgés.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

À Benghazi, un résident juché sur le toit du palais de justice, où le gouvernement de transition a élu domicile, fait un signe de victoire. La plce publique située sur le bord de la plage est devenu le point de rassemblement des insurgés.

Photo : AFP / Phil Moore

Selon un correspondant de la chaîne Al-Jazira, le chef du Conseil, l'ex-ministre libyen de la Justice, Mustapha Mohamad Abdeljalil, a catégoriquement rejeté l'idée de discuter avec le colonel Mouammar Kadhafi, qui est au pouvoir depuis 1969. M. Abdeljalil dit ne pas avoir été contacté à ce sujet.

À Caracas, le ministre vénézuélien de l'Information a confirmé mercredi que le président Chavez a discuté de sa proposition avec le leader libyen mardi. Il affirme que le colonel s'est montré intéressé par de tels pourparlers.

La Ligue arabe dit pour sa part qu'elle va étudier le plan de paix du président Chavez. Son secrétaire général, Amr Moussa, n'a cependant pas précisé quand l'organisation rendrait sa décision.

La Ligue arabe a annoncé mercredi qu'elle pourrait instaurer une zone d'interdiction de vol en Libye, de concert avec l'Union africaine, si les combats se poursuivent.

Les combats en Libye ont fait des centaines des morts depuis le début de l'insurrection, le 15 février. La Ligue libyenne des droits de l'homme a cependant avancé mercredi un bilan de 6000 morts, dont 3000 à Tripoli et 2000 à Benghazi.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Associated Press

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