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SNC-Lavalin se penche sur les sanctions imposées à la Libye

Siège social de SNC-Lavalin à Montréal

Siège social de SNC-Lavalin à Montréal (archives)

Radio-Canada

Le géant de l'ingénierie et de la construction SNC-Lavalin (TSX:SNC (Nouvelle fenêtre)) attend de connaître les détails des sanctions imposées par Ottawa et les Nations unies à la Libye afin de mesurer leur impact sur ses activités dans le pays secoué par d'intenses soulèvements.

C'est ce qu'a indiqué lundi dans un courriel une porte-parole de la multinationale montréalaise, Leslie Quinton.

Le premier ministre Stephen Harper a annoncé dimanche soir une série de sanctions à l'encontre du régime du colonel Mouammar Kadhafi, dont l'interdiction d'effectuer toute transaction financière avec le gouvernement libyen et ses sociétés d'État.

Or, avant la crise, SNC-Lavalin travaillait à la construction d'une prison en banlieue de Tripoli (un projet de 275 millions de dollars), d'un nouvel aéroport à Benghazi (500 millions) et de conduites d'eau à Sarir (475 millions). En fait, SNC tire 15 % de ses revenus totaux de la Libye.

L'entreprise a suspendu ses activités dans le pays jusqu'à nouvel ordre. D'ici 48 heures, elle prévoit avoir évacué tous ses employés qui le désirent. Vendredi, 1500 des 4500 travailleurs que compte SNC-Lavalin dans le pays avaient quitté le pays. Très peu de ces 4500 employés sont Canadiens.

Les investisseurs ont peu réagi aux sanctions. Peu après 11 h, le cours de l'action de SNC-Lavalin reculait de 0,7 %, à 56,70 $, à la Bourse de Toronto.

La Presse Canadienne

Économie