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Le BAPE remet au ministre Arcand son rapport sur le gaz de schiste

Le débat du gaz de schiste
Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) a remis lundi son rapport sur l'industrie du gaz de schiste au ministre du Développement durable Pierre Arcand.

Le gouvernement a 60 jours pour rendre public le contenu du rapport. Les partis d'opposition réclament sa publication immédiate ainsi que le décret d'un moratoire.

Le BAPE était appelé à donner son avis sur la meilleure façon d'encadrer le développement de l'industrie du gaz de schiste.

Depuis sept mois, l'exploitation du gaz de schiste argileux au Québec suscite une grande controverse.

Très inquiets, des citoyens ne veulent pas d'un puits de forage dans leur voisinage. Ils craignent l'impact de cette industrie sur la qualité de l'eau, du sol et de l'air. D'autres adversaires du gaz de schiste doutent qu'une telle industrie soit rentable ou même nécessaire.

Des manifestants dénoncent le projet d'exploiter les gaz de schiste.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des manifestants dénoncent le projet d'exploiter les gaz de schiste.

Photo : Jean-Hugues Roy

Mais jusqu'à présent, le gouvernement libéral de Jean Charest a catégoriquement refusé un moratoire sur l'exploration et l'exploitation des gaz de schiste au Québec.

Il a cependant confié au mois d'août dernier un mandat spécial au BAPE pour faire la lumière sur cette industrie.

Le mandat du BAPE

Le ministre Pierre Arcand a ainsi chargé le BAPE de :

  • proposer un cadre de développement pour le gaz de schiste argileux, en tenant compte des populations, de l'environnement et des autres secteurs d'activité sur le territoire;
  • proposer des orientations pour le développement sécuritaire de cette industrie;
  • s'adjoindre des experts scientifiques pour évaluer les enjeux liés à son mandat.

Pour mener à bien sa mission, le BAPE a organisé des audiences publiques auprès des régions concernées par l'exploitation du gaz de schiste, celles de Chaudière-Appalaches, du Centre-du-Québec et de la Montérégie.

Changement de ton

Face à l'inquiétude des citoyens et à la multiplication des incidents sur les sites de forage, le gouvernement a finalement nuancé sa position et mis en place un programme d'inspection de tous les sites de forage au Québec.

En janvier dernier, Pierre Arcand avait annoncé qu'il n'y aurait pas d'exploitation du gaz de schiste au Québec si ce n'est pas fait correctement.

Pierre ArcandAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le ministre de l'Environnement Pierre Arcand, le 21 janvier 2011

Photo : La Presse canadienne / Clément Allard

« Je suis extrêmement préoccupé par ce qui se passe, a-t-il déclaré en point de presse. Je sens actuellement que l'industrie n'a pas le contrôle de la situation. Je voulais simplement redire que c'est mon devoir de ministre de l'Environnement de m'assurer que la situation se rétablisse le plus rapidement possible », a déclaré le ministre.

60 jours pour publier le document

Pour le moment, rien n'a filtré à propos des conclusions du BAPE. Le ministre Arcand aura 60 jours, donc en principe jusqu'au 28 avril, pour rendre public le fameux document.

Selon le cabinet du ministre, M. Arcand va prendre le temps nécessaire pour le lire et faire analyser les recommandations qu'il contient par les fonctionnaires du ministère. Il souhaiterait cependant le publier le plus rapidement possible.

Pour un moratoire

Les opposants du groupe Maîtres chez nous 21e siècle ont déjà publié sur Internet un rapport parallèle en faveur d'un moratoire.

Le rapport est très attendu par les citoyens, mais également par l'industrie gazière. Lucien Bouchard, le nouveau président de l'Association pétrolière et gazière du Québec (APGQ), se dit déjà prêt à se soumettre à ses recommandations pour que le projet se réalise.

« Ce que je dis aux clients que je représente, c'est : " Préparez-vous, parce que je pense que cela va être très dur, ce rapport. Préparez-vous à accepter des exigences qui vont être très fermes " », a affirmé l'ancien premier ministre du Québec.

Avec les informations de La Presse canadienne

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