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Les manifestants pro-syndicats du Wisconsin restent en place

Un policier parle avec une manifestante à Madison, au Wisconsin, le 27 février 2011.

Un policier parle avec une manifestante à Madison, au Wisconsin.

Photo : AP/Andy Manis

Radio-Canada

Les autorités policières ont annoncé qu'elles ne forceraient pas les manifestants pro-syndicats à quitter le Capitole du Wisconsin, dimanche, leur permettant d'y passer la nuit.

Des manifestants ont commencé à camper à l'intérieur de l'édifice gouvernemental, il y a deux semaines, dans une tentative visant à lutter contre un projet de loi du nouveau gouverneur de l'État, le républicain Scott Walker, qui aurait pour effet de dépouiller la quasi-totalité des fonctionnaires de leurs droits à une convention collective.

Le chef de police du Capitole du Wisconsin, Charles Tubbs, a indiqué qu'aucun manifestant ne serait arrêté tant et aussi longtemps qu'ils respecteraient la loi. Les autorités policières avaient auparavant demandé aux manifestants de quitter les lieux à 16 h, au plus tard dimanche, afin de réaliser un premier nettoyage complet de l'intérieur de l'édifice en deux semaines.

En prévision de potentielles manoeuvres de répression policière, un médecin avait même offert quelques conseils à la foule. Il leur avait notamment conseillé de serrer les poings pour éviter que les menottes ne coupent la circulation sanguine et de retirer leurs lentilles cornéennes dans le cas où les policiers feraient usage de produits pouvant endommager leurs yeux.

Le projet de loi de M. Walker toucherait aussi bien un libraire qu'un conducteur de chasse-neige, et retirerait aux travailleurs du secteur public le droit de négocier collectivement les conditions de travail et les avantages sociaux.

Cette proposition de législation a suscité l'ire des démocrates et des syndicats à travers le pays. Ils y voient une entorse aux droits des travailleurs et une tentative d'affaiblir les syndicats et d'anéantir une tranche vitale de l'électorat des démocrates.

M. Walker a affirmé que ce projet contribuerait à combler un déficit évalué à 3,6 milliards de dollars américains pour le budget 2011-2013. Il a aussi défendu son projet en soutenant que délester les administrations municipales des conventions collectives leur offrirait une plus grande liberté, à l'heure où les compressions budgétaires sont légions.

Le projet de loi s'est toutefois heurté à un mur lorsqu'il a été présenté au sénat de l'État du Wisconsin. Les 14 législateurs démocrates étant partis pour l'Illinois, il aurait fallu un vote supplémentaire pour former le quorum requis. Les sénateurs démocrates du Wisconsin ont promis de demeurer à l'extérieur aussi longtemps que nécessaire.

Alors que l'échéance fixée par les autorités se rapprochait, les manifestants réunis au Capitole ont scandé : « À qui appartient cette bâtisse? À nous! » L'hymne national a par ailleurs été chanté. De nombreux protestataires ont déclaré qu'ils feraient face à l'arrestation s'il fallait en arriver à cela.

De passage sur un plateau télévisé de la chaîne NBC, M. Walker a martelé, dimanche, qu'il n'avait pas l'intention de reculer et que les deux semaines de manifestations n'avaient pas affaibli sa détermination à éliminer ces droits.

The Associated Press

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