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Une manifestation contre le confessionnalisme au Liban

Manifestation à Beyrouth

Manifestation à Beyrouth contre le système confessionnel

Photo : AFP / ANWAR AMRO

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

À l'appel d'un groupe de jeunes sur Facebook, des centaines de personnes ont manifesté à Beyrouth contre le système confessionnel du Liban.

« La révolution est partout... Liban, c'est à ton tour! », ont scandé dimanche les manifestants, en majorité des jeunes.

Les protestataires ont scandé également « le peuple veut faire tomber le régime », un slogan adopté par les révoltes dans les autres pays arabes.

La manifestation, encadrée par la police et l'armée, a eu lieu sous une pluie torrentielle.

Plus de 2600 personnes avaient annoncé leur participation à cette marche, mais il semble que la pluie ait dissuadé beaucoup de militants.

Allez les Libanais, révoltez-vous contre le confessionnalisme! Nous voulons un État civil! Confessionnalisme, sang, guerres civiles, assez! Révolution contre le féodalisme, contre la ségrégation!

Slogans des manifestants

« Le confessionnalisme est mauvais pour la santé, nous vous prions de vous en abstenir », « Tyrans du Liban, votre tour viendra pour sûr », proclamaient des pancartes brandies par des participants à la manifestation.

Les organisateurs ont distribué un tract dans lequel ils exigent « un État laïque, civil, démocratique, socialement juste et équitable » ainsi qu'une augmentation du salaire minimum et une baisse du prix des denrées de base.

Le système libanais est un mélange complexe de partage du pouvoir basé sur des quotas communautaires et sur une tradition de « démocratie consensuelle ». Depuis l'indépendance en 1943, il garantit une parité entre musulmans et chrétiens minoritaires dans la région.

Le président de la République doit être un chrétien maronite, le premier ministre, un musulman sunnite, et le président du Parlement, un chiite.

Ce système est accusé d'être à l'origine de tous les maux du pays comme la corruption, le gaspillage, le clientélisme et surtout une guerre civile destructrice et des crises à répétition.

La dernière crise est née le 12 janvier dernier de l'effondrement du gouvernement de Saad Hariri après la démission de 11 ministres. Le 25 janvier, le magnat des communications Najib Mikati, un sunnite soutenu par le mouvement Hezbollah et ses alliés, a été chargé par le président libanais Michel Sleimane de former un nouveau gouvernement.

Le Liban a été le théâtre d'une guerre civile sanglante de 1975 à 1990.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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