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Les employés en lock-out disent oui à la proposition du médiateur

Les bureaux du Journal de Montréal
Radio-Canada

Les employés en lock-out du Journal de Montréal ont approuvé à 64,1 % la proposition du médiateur pour mettre fin à ce conflit qui dure depuis le 24 janvier 2009.

Le comité de négociation estime qu'il est impossible d'aller plus loin dans le processus de négociation avec l'employeur Quebecor, après plus de deux ans de pourparlers.

La dernière proposition est un contrat d'une durée de cinq ans. Au lieu de conserver 49 des 240 postes, ce sont plutôt 62 personnes qui gardent leur emploi.

L'entente prévoit une augmentation des indemnités de départ pour les employés remerciés et une prolongation des prestations de retraite. Un fonds est créé pour faciliter la transition des employés licenciés sur le marché du travail.

Rappelons qu'en octobre dernier, les employés du quotidien avaient rejeté dans une proportion de 89,3 % une proposition de Quebecor.

Le Syndicat des travailleurs de l'information du Journal de Montréal (STIJM-CSN), représentant les 229 employés en lock-out, et la CSN ont donné un point de presse samedi en fin de soirée.

Le président du syndicat, Raynald Leblanc, a affirmé que « ce n'est pas une victoire ». Il a même parlé de « jour de deuil ». Il s'attend à ce que le climat soit très difficile avec les cadres lors d'un prochain retour au travail.

Le protocole de retour au travail reste encore à négocier. De plus, selon M. Leblanc, la nouvelle salle de rédaction ne serait plus située au 4545, rue Frontenac, à Montréal.

Au départ, il était prévu que le site web ruefrontenac.com et sa version sur papier seraient maintenus, mais que les articles seraient imprimés et distribués par Quebecor. Au tout dernier moment, les syndiqués ont réussi à obtenir l'assurance que cette initiative des employés en lock-out puisse rester indépendante de Quebecor en permettant que la publication de ce journal se poursuive.

Il fallait mettre fin à la souffrance, et c'est ça que l'on a fait aujourd'hui.

Raynald Leblanc

Selon André Fortin, conseiller à la Fédération nationale des communications (FNC) membre de la CSN, deux principaux facteurs ont fait en sorte qu'il n'a pas été possible d'avoir un rapport de force satisfaisant. Tout d'abord, des dispositions de la loi antibriseurs de grève et, ensuite, le manque de solidarité.

M. Fortin a précisé que le boycottage du quotidien n'avait pas fonctionné et qu'une pétition de quelques dizaines de milliers de signatures n'avait pas suffi à renverser la vapeur. Le conseiller de la FNC n'a pas hésité à dire que les congédiements étaient directement liés au manque de solidarité du lectorat.

Réaction de Quebecor

Dans une réaction transmise à Radio-Canada par courriel, Quebecor s'est dit satisfaite du résultat du vote.

Nous acceptons la recommandation du médiateur Jean Poirier. Nous nous assoirons prochainement avec le syndicat pour discuter des modalités du protocole de retour au travail.

Réaction de Quebecor

L'entreprise dirigée par Pierre Karl Péladeau n'a pas voulu faire d'autre commentaire pour l'instant.

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