•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des manifestants égyptiens persistent, l'armée s'excuse

Place Tahrir, Le Caire, manifestation le 25 février 2011

Place Tahrir, Le Caire, manifestation le 25 février 2011

Photo : AFP / Khaled Desouki

Radio-Canada

Près de 2000 personnes ont investi samedi la place Tahrir au Caire pour réclamer un nouveau gouvernement, au lendemain d'une manifestation dispersée par la force.

L'armée a publié un communiqué dans lequel elle s'excuse pour les violences survenues lors de l'intervention de la police militaire.

Vendredi, plusieurs milliers de personnes se sont réunies sur la place Tahrir, devenue le symbole du soulèvement. Peu après minuit, la police militaire a d'abord encerclé les manifestants avant de les disperser à coups de matraques et de pistolets électriques. L'opération s'est également soldée par plusieurs arrestations.

C'était le résultat de heurts non intentionnels entre la police militaire et les jeunes de la révolution, a expliqué le communiqué du Conseil suprême des forces armées.

Deux mandats présidentiels

Par ailleurs, la commission chargée de travailler à l'amendement de la Constitution égyptienne, présidée par Tarek el-Bechri, ex-président du Conseil d'État, a proposé de limiter à deux les mandats présidentiels consécutifs de quatre ans chacun. Elle a aussi proposé d'alléger les conditions de candidature à la magistrature suprême.

Selon cette proposition, le candidat à la présidence devra avoir l'appui d'au moins 30 membres de l'une des deux chambres du Parlement, ou de 30 000 citoyens en droit de voter à travers 15 gouvernorats, ou être nommé par un parti ayant au moins un siège au Parlement.

Les élections devraient également faire l'objet d'une supervision judiciaire, qui constitue l'une des principales revendications des militants pro-démocratie.

Selon le même texte, le président élu devra obtenir l'approbation de la majorité de l'Assemblée du peuple s'il veut instaurer l'état d'urgence.

Avec les informations de Agence France-Presse

International