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La navette Discovery est amarrée pour une dernière fois

La navette Discovery

Pour une dernière fois, la navette spatiale américaine Discovery est amarrée à la Station spatiale internationale.

Photo : AP Photo/NASA

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Pour son dernier rendez-vous avec la Station spatiale internationale (SSI), la navette américaine Discovery s'est amarrée comme prévu samedi. Il s'agit du vol d'adieu dans l'espace pour le plus ancien des trois orbiteurs de la flotte de la NASA.

Cette opération a été réussie à 350 kilomètres au-dessus de l'Australie avec deux minutes d'avance par rapport à l'horaire prévu. Six astronautes sont à bord pour cette ultime mission avant que l'appareil ne soit entreposé dans un musée.

Lors de l'approche, les occupants de la SSI ont photographié le bouclier thermique sous le ventre de la navette afin de détecter d'éventuels dommages subis par des impacts de météorites, de débris orbitaux ou de morceaux de glace détachés du réservoir externe lors de l'ascension en orbite.

L'équipage passera au moins sept jours à bord de la SSI. La navette a transporté un compartiment rempli de vivres. Le module de fret multifonctionnel nommé Leonardo sera attaché de façon permanente à la station. Il permettra d'augmenter le volume de stockage pressurisé.

Le premier robot humanoïde à voler dans l'espace fait également partie de la livraison. Nommé Robonaut 2 ou R2, il deviendra un occupant permanent de l'avant-poste orbital. Pesant 150 kilogrammes pour un mètre de haut, il ne sera pas opérationnel avant plusieurs mois. Éventuellement, il aidera les astronautes lors de sorties orbitales pour effectuer des réparations.

Enfin, Express Logistics Carrier 4, une plate-forme extérieure de la SSI pour stocker des équipements de rechange volumineux, sera installé avec l'aide du bras canadien.

Des sorties orbitales, chacune d'une durée de 6,5 heures, sont inscrites à l'horaire des journées de lundi et mercredi.

Avec l'arrivée de Discovery samedi, tous les vaisseaux spatiaux volant vers la SSI sont amarrés en même temps. C'est le cas des vaisseaux cargo automatiques japonais, HTV-2, européen ATV-2 Johannes Kepler, le Progress russe et la capsule Soyouz russe de transport des équipes.

Après le dernier vol d'une navette américaine, plus tard cette année, les Américains dépendront désormais des Russes pour acheminer leurs astronautes à la SSI.

Des travaux de recherche

Une expérience scientifique canadienne sera menée à bord de la navette dans le but d'étudier les changements de sensibilité de la peau durant les vols spatiaux.

Discovery doit aussi rapporter sur Terre des échantillons d'épinette blanche du Canada qui ont passé près d'un an dans l'espace. Cette deuxième recherche canadienne vise à comprendre l'effet de l'apesanteur sur la physiologie et la croissance des plantes ainsi que sur la génétique de la formation du bois.

Une autre expérience canadienne consiste à étudier les changements des vaisseaux sanguins durant de longs séjours dans l'espace, et d'y déceler des effets similaires au processus de vieillissement. Discovery ramènera sur Terre des échantillons de sang utilisés dans cette expérience.

Le vol de Discovery pourrait être l'avant-dernier vol d'une navette. Le suivant, celui d'Endeavour, prévu le 19 avril, risque d'être le dernier voyage orbital d'une navette. Le financement du vol d'Atlantis, prévu le 28 juin, est actuellement en discussion au Congrès américain.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Associated Press

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