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Des signes de l'épuisement professionnel dans la salive

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Photo : iStockphoto

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des chercheurs montréalais rapportent avoir trouvé dans le sang et dans la salive de sujets des signes d'un épuisement professionnel, qui sont distincts des signes associés normalement à la dépression.

Sonia Lupien et Robert-Paul Juster, du Centre d'études sur le stress humain de l'Université de Montréal, ont recueilli de la salive chez 30 participants d'âge moyen à différents moments de la journée afin de mesurer le taux de cortisol, l'hormone liée au stress.

Les chercheurs ont aussi évalué plusieurs facteurs comme les niveaux d'insuline, de sucre, de cholestérol et d'inflammation ainsi que la tension artérielle. Pris ensemble, ces facteurs peuvent constituer un indice de dérèglement métabolique.

Les participants ont aussi rempli des questionnaires à propos de leur niveau de stress actuel et de symptômes de dépression et d'épuisement professionnel.

Les chercheurs ont trouvé un niveau de cortisol plus bas que la normale, couplé à un dérèglement de certaines fonctions métaboliques chez les sujets montrant des signes d'épuisement professionnel professionnel.

Chez les personnes montrant des signes de dépression, le niveau de cortisol était plus élevé que la normale et les sujets ne présentaient pas le même niveau de dérèglements métaboliques.

Un taux de cortisol trop bas avait déjà été associé au stress et à l'épuisement, mais pas l'ensemble des facteurs mesurés par l'équipe montréalaise.

Les chercheurs précisent toutefois que d'autres études suivant les gens au fil du temps seront nécessaires pour déterminer si ce profil correspond bel et bien à la signature de l'épuisement.

Des applications cliniques?

Les chercheurs notent que les gens qui souffrent d'épuisement professionnel sont souvent traités avec des antidépresseurs qui réduisent le niveau de cortisol, ce qui peut exacerber le problème.

Les chercheurs croient que ces données permettront de développer de nouveaux outils pour aider les médecins à poser le bon diagnostic et à prescrire le bon traitement.

Les travaux paraissent dans la revue revue Psychoneuroendocrinology.

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