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La Coalition pour l'avenir du Québec est lancée

François Legault dévoile le manifeste de la nouvelle Coalition pour l'avenir du Québec.

François Legault dévoile le manifeste de la nouvelle Coalition pour l'avenir du Québec.

Radio-Canada

L'ex-ministre péquiste François Legault, l'homme d'affaires Charles Sirois et un groupe de « personnes passionnées » veulent que la qualité de l'éducation soit la priorité des Québécois pour les années à venir.

C'est notamment ce qui ressort du manifeste dévoilé à Québec, aujourd'hui, par un nouveau mouvement piloté par l'ex-ministre du Parti québécois.

En clair, la coalition de M. Legault croit que la relance du Québec passe par deux grands axes :

  • rétablir la confiance des Québécois dans leurs institutions publiques;
  • mettre fin aux divisions des Québécois qui sont générées par le clivage entre souverainistes et fédéralistes.

Le nouveau mouvement veut en même temps mettre en valeur quatre chantiers :

  • l'éducation
  • la santé
  • l'économie
  • la langue et la culture

La question de la souveraineté

La souveraineté ne fait pas partie des chantiers pour relancer le Québec. D'ailleurs, François Legault ne se décrit plus comme étant un souverainiste.

Le cofondateur de la coalition indique que le mouvement transcende la question nationale, en réunissant autant des fédéralistes que des souverainistes autour d'objectifs communs.

M. Legault, qui a quitté la politique en 2009, est en effet secondé par une douzaine de personnalités, dont l'homme d'affaires Charles Sirois et l'ex-recteur de l'Université de Sherbrooke, Bruno-Marie Béchard Marinier.

L'éducation, la langue et l'économie

Au sujet de l'éducation, M. Legault a dit qu'il faut revaloriser la profession d'enseignant par des augmentations importantes de salaire. Il faut aussi accroître le financement des universités et revoir la grille des droits de scolarité.

Dans le cas de la langue française, elle doit être le pilier de l'identité québécoise, a dit M. Legault, donc s'affirmer davantage partout.

Il faudra par ailleurs revoir les modèles d'organisation des services publics et de gestion des réseaux de l'éducation et de la santé pour les rendre plus performants.

Finalement, une économie forte passe par la création de richesse, a-t-il dit, une révision de la fiscalité des entreprises, un meilleur soutien aux entrepreneurs, et le maintien au Québec des sièges sociaux.

Un nouveau parti politique?

La démarche se veut apolitique et non partisane, a répété l'homme d'affaires Charles Sirois. À cette étape-ci, il n'y a donc aucun projet de création d'un nouveau parti politique. Toutefois, M. Legault, qui estime que le Québec est dans une impasse, n'a pas exclu complètement la possibilité d'en créer un éventuellement.

Pour sortir de l'impasse, il faudrait, selon lui, mettre fin aux divisions, et mettre plutôt l'accent sur ce qui rassemble les Québécois. Et s'il est une chose qui divise les Québécois, c'est bien la question nationale, selon lui. Le groupe de M. Legault a donc choisi de l'évacuer.

La Coalition pour l'avenir du Québec soumet donc une série de propositions aux Québécois, dans son manifeste publié lundi. Les Québécois pourront participer à la discussion, notamment sur le site web du mouvement, lequel déposera un plan d'action l'automne prochain.

Réaction du PQ

Le Parti québécois est très déçu de la décision de François Legault de mettre de côté la question de la souveraineté du Québec, affirme Bernard Drainville, le député péquiste de Marie-Victorin et porte-parole de l'opposition officielle en matière d'affaires intergouvernementales canadiennes.

« C'est décevant. Ce n'est pas un bel exemple de courage, quand tu te bats pendant 10 ans et que tu annonces que tu abandonnes la question du Québec, on ne peut pas abandonner la question du Québec », a déclaré Bernard Drainville.

Réaction de l'ADQ

Du point de vue du chef de l'Action démocratique du Québec, Gérard Deltell, François Legault tourne carrément le dos à son ancienne formation, le Parti québécois. M. Deltell salue néanmoins la façon qu'a choisie M. Legault de participer au débat public, mais le chef adéquiste soutient que son parti est le vrai moteur du changement au Québec.

Dans un point de presse à Québec, lundi après-midi, les journalistes ont demandé plusieurs fois à Gérard Deltell s'il analysait la possibilité de se joindre à un éventuel nouveau parti que François Legault pourrait créer. M. Deltell a répondu chaque fois que « dans la réalité, c'est que nous [les adéquistes] sommes un parti qui existe, qui est présent, qui s'est redressé [...] ».

Les douze signataires du manifeste :

  • François Legault, ancien ministre péquiste et cofondateur
  • Charles Sirois, homme d'affaires et cofondateur
  • Bruno-Marie Béchard Marinier, ancien candidat libéral fédéral et recteur honoraire de l'Université de Sherbrooke
  • Dr Lionel Carmant, neurologue
  • Sylvie Lemaire, femme d'affaires
  • Chantal Longpré, présidente, Fédération québécoise des directions d'établissements d'enseignement, porte-parole de la Coalition pour l'éducation
  • Stéphanie Raymond-Bougie, avocate en droit des affaires
  • Anie Samson, mairesse de l'arrondissement montréalais de Villeray-St-Michel-Parc-Extension
  • Jean Lamarre, président de Lamarre Consultants
  • Michel Lemay, président du Réseau HEC Montréal
  • Marie-Ève Proulx, mairesse de Saint-Pierre-de-la-Rivière-du-Sud
  • Jean-François Simard, ancien député péquiste
Avec les informations de La Presse canadienne

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