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Un policier de Toronto présente ses excuses pour des propos insultants

Police de Toronto

Police de Toronto

Radio-Canada

Un agent torontois a envoyé une lettre d'excuses à des étudiantes de l'Université York, après avoir dit qu'elles n'avaient qu'à ne pas s'habiller en « salopes » si elles voulaient éviter d'être agressées sexuellement. Le policier Michael Sanguinetti a tenu ces propos lors d'une présentation sur la sécurité, devant un groupe d'étudiants de l'école de droit Osgoode Hall.

L'agent affirme maintenant dans sa lettre d'excuses être « gêné » par ses commentaires qu'il qualifie d' « irréfléchis ».

 Les crimes violents comme les agressions sexuelles peuvent causer un traumatisme chez leur victime. Mes commentaires étaient blessants. 

Policier Michael Sanguinetti

La réaction du service policier de Toronto

Une porte-parole du service policier de la Ville Reine indique que ce type d'association entre habillement et viol est complètement contradictoire à la formation donnée aux policiers. Meaghan Gray ajoute que l'agent Sanguinetti a été pénalisé, mais sans vouloir donner plus de détails.

La criminologue Rosemary Gartner de l'Université de Toronto qualifie, dans une entrevue au Toronto Star, les propos du policier de « ridicules ». Selon elle, s'il avait raison, il n'y aurait aucun viol dans les pays où les femmes portent le voile islamique.

Même son de cloche du côté de l'association étudiante de l'Université York qui affirme que c'est l'agresseur qui doit être dénoncé, pas sa victime. La vice-présidente de la Fédération étudiante, Darshika Selvasivam, indique au quotidien torontois qu'elle trouve ces propos « extrêmement alarmants ».

Pour sa part, une femme appelée anonymement Jane Doe, qui avait obtenu gain de cause contre les policiers devant les tribunaux en 1986 pour une affaire de viol, croit que ce cas est loin d'être isolé. Elle donne au Star l'exemple d'une formation sur les agressions sexuelles offerte aux policiers qui contenait, lorsqu'elle l'a passée en revue en 2007, de nombreux propos sexistes et racistes.

Ontario

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