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Le crucifix restera à la salle du conseil

Hôtel de Ville de Montréal

Photo : Hôtel de Ville de Montréal

Radio-Canada

La Ville de Montréal a l'intention de garder le crucifix qui orne l'enceinte de son conseil municipal, malgré l'ordre qu'a reçu Saguenay de retirer le sien, a appris La Presse. Ni l'opposition ni le parti du maire Gérald Tremblay ne souhaitent rouvrir cet épineux dossier.

La question du retrait du crucifix n'a pas été débattue au conseil municipal depuis 2002. Marvin Rotrand, actuel leader du parti majoritaire, Union Montréal, était alors parti en croisade pour le retrait du symbole religieux, disant avoir été sollicité par des citoyens « mal à l'aise » avec la présence du crucifix.

La forte opposition d'une partie de la population de même que les dissensions au sein de son parti avaient forcé M. Rotrand à abandonner sa campagne. « Juste le fait d'avoir soulevé cette question a fait de moi l'ennemi numéro un des vieilles madames habitant au Saguenay ! » a-t-il confié à La Presse.

Bien qu'il avoue ressentir un malaise devant le « gigantesque » crucifix, M. Rotrand refuse de rouvrir la question.

Je sais que les élus ne veulent pas ce débat, ils le trouvent secondaire, divisif.

Marvin Rotrand, leader d'Union Montréal

La chef de Vision Montréal, Louise Harel, considère le crucifix comme « un accommodement raisonnable ». « À dire vrai, c'est votre appel qui m'a fait réaliser qu'il y avait un crucifix », a-t-elle admis à La Presse.

Ma foi, je trouve que c'est un accommodement raisonnable qu'il demeure là où il est.

Louise Harel, chef de Vision Montréal

Lundi, le Tribunal des droits de la personne a ordonné à la Ville de Saguenay et au maire Jean Tremblay de cesser de réciter la prière aux séances du conseil municipal et de retirer tous les symboles religieux des salles où se tiennent les assemblées publiques. Le maire a annoncé qu'il portait cette décision en appel.

Le Mouvement laïque québécois, une des parties qui ont poursuivi la Ville de Saguenay, a indiqué à La Presse qu'il n'avait pas l'intention de se mêler du dossier du crucifix à Montréal. Sa présidente, Marie-Michèle Poisson, souhaite que les municipalités « prennent bonne note » de la décision du Tribunal des droits de la personne et retirent d'elles-mêmes les symboles religieux.

Grand Montréal

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