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Lien possible entre pluies diluviennes et réchauffement global

La petite maison blanche résistant à la force des courants devient rapidement un symbole pour la population éprouvée.

La petite maison blanche lors des inondations de 1996 au Saguenay

Radio-Canada

Une étude réalisée par des scientifiques d'Environnement Canada suggère que les pluies diluviennes et les inondations catastrophiques des dernières années en Amérique du Nord et en Eurasie sont la manifestation du réchauffement climatique causé par l'activité humaine. Les travaux ont paru jeudi dans la revue Nature.

Pour tracer ce lien, les chercheurs ont recensé les averses importantes, de plus de 24 heures, qui sont survenues sur ce territoire entre 1951 et 1999. Ils ont noté qu'elles gagnaient en intensité au fil des ans.

Ils ont ensuite comparé ces données à des modèles simulés par ordinateur.

Selon les chercheurs, il est impossible d'expliquer l'intensification des précipitations par des événements climatiques sporadiques ou cycliques, comme El Niño. Seul un phénomène global, comme le réchauffement anthropique, peut expliquer ces observations, avancent-ils.

Les phénomènes pouvant être mis en parallèle à l'intensification des précipitations durant cette période sont la hausse des émissions de carbone venant des combustibles fossiles et la cadence de la déforestation, explique Francis Zwiers, du Pacific Climate Impacts Consortium de l'Université de Victoria et coauteur de l'étude.

Or, une atmosphère plus chaude absorbe davantage de vapeur d'eau et accroît ainsi le volume de chaque précipitation, poursuit Francis Zwiers.

Des inondations plus importantes et plus fréquentes

Le chercheur estime que l'inondation récente de la ville britanno-colombienne de Bella Coola, un événement jamais vu en 100 ans, et les pluies torrentielles de juillet 1996 au Québec constituent de bons exemples de la tendance observée d'une hausse de la violence des précipitations.

D'après les chercheurs, la fréquence des pluies torrentielles tend aussi à augmenter. Selon M. Zwiers, les régions où l'on observait des pluies torrentielles tous les 20 ans, par exemple, verront ces événements se produire tous les 10 ans désormais.

Des groupes environnementaux avaient déjà fait état d'un lien entre les changements des types de précipitations et le réchauffement climatique, mais les auteurs de l'étude affirment qu'ils sont parmi les premiers à expliquer ce lien de façon mathématique.

Avec les informations de La Presse canadienne

Science