•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Une forme de nanisme protégerait contre des maladies

Test médical

Test médical (archives)

Radio-Canada

Une communauté isolée de personnes de petite taille vivant en Équateur semble immunisée contre le cancer et le diabète, selon une étude parue mercredi dans la revue Science Translational Medicine.

Les chercheurs émettent l'hypothèse qu'une hormone de croissance jouerait un rôle dans l'apparition de ces maladies. L'équipe de recherche internationale a suivi pendant 22 ans une centaine de ces personnes de petite taille dans une communauté andine, précise l'étude.

Le groupe étudié souffrait du syndrome de Laron. Celui-ci résulte d'une déficience génétique empêchant l'organisme d'utiliser une hormone de croissance.

Les chercheurs ont aussi suivi quelque 1600 membres de leurs familles, de taille normale.

Des personnes souffrant du syndrome de Laron, dans la communauté andine où a eu lieu l'étudeAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des personnes de petite taille faisant partie de la communauté andine où a eu lieu l'étude

Durant cette période d'observation, aucun cas de diabète n'a été observé chez les personnes atteintes du syndrome de Laron et un seul cas de cancer, guérissable, a été noté.

En comparaison, 5 % des personnes de taille normale et parents de ceux atteints de nanisme qui vivaient dans cette même communauté sont devenus diabétiques et 17 % ont eu un cancer.

Cela conduit à penser que l'hormone de croissance pourrait jouer un rôle dans l'apparition de ces maladies, car les autres facteurs de risques génétiques et environnementaux étaient les mêmes, expliquent les chercheurs.

Toutefois, l'espérance de vie était la même dans les deux groupes. Les auteurs de la recherche ont constaté que les accidents, l'alcoolisme et l'abus de drogue étaient les causes les plus fréquentes de mortalité du groupe atteint du syndrome de Laron.

Avec les informations de Agence France-Presse

Science