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Exclusif

La Défense nationale aussi ciblée

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'agence de recherche et développement du ministère canadien de la Défense nationale figure également parmi les victimes de la cyberattaque qui a paralysé les réseaux informatiques du Conseil du Trésor et du ministère des Finances, selon ce qu'a appris le réseau anglais de Radio-Canada.

Cette cyberattaque a forcé le Conseil du Trésor et le ministère des Finances à fermer leur accès au réseau Internet, obligeant les employés qui doivent absolument accéder à Internet à travailler de la maison ou dans les cafés qui bordent les édifices des ministères et qui offrent un service public sans fil.

Les responsables de la sécurité informatique du gouvernement ne savent pas à quel point la menace est répandue, ni la quantité d'information qui a déjà été dérobée.

L'attaque vient de serveurs installés en Chine, mais selon les experts, il est impossible de savoir si les pirates sont Chinois ou s'ils ne font qu'utiliser des serveurs en Chine.

« Le fait qu'on ait trouvé en bout de ligne [...] un ou plusieurs serveurs en Chine, à Taïwan ou ailleurs, ça ne veut pas dire que ce sont les Chinois qui ont perpétré ces attaques-là. Moi si je faisais une attaque sur le gouvernement canadien, je m'arrangerais pour que ça ait l'air de provenir d'ailleurs », explique Stéphane Leman-Langlois de la Chaire de recherche en surveillance et construction sociale du risque de l'Université Laval.

Selon les informations de la chaîne anglaise de Radio-Canada, les pirates auraient infiltré les réseaux internes des ministères, obtenu les mots de passe confidentiels de certains administrateurs, et répandu le virus en distribuant des fichiers infectés par courriel, sans laisser de trace, à la recherche de documents précis pour, ensuite, les renvoyer aux pirates via Internet.

Les spécialistes du gouvernement tentent de détruire le virus et de déterminer la quantité d'information volée.

Contacté par l'Agence France Presse, le Secrétariat du Conseil du Trésor a reconnu « une tentative non autorisée d'accéder à son réseau ». À la suite de cela, « l'accès à Internet des employés a été restreint pour le moment », a dit un porte-parole du Secrétariat, Jay Denney.

De son côté, le président du Conseil du trésor a affirmé que les pirates étaient à la recherche de données financières.

Selon CBC, les pirates ont eu accès à de l'information, mais on ne sait pas s'ils ont trouvé ce qu'ils cherchaient. Les enquêteurs du gouvernement sauraient toutefois quelles étaient les cibles précises des attaques.

Pékin se défend

Appelé à réagir, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Ma Zhaoxu, a nié toute implication dans cette cyberattaque. « Les allégations selon lesquelles le gouvernement chinois soutient le piratage informatique sont infondées », a-t-il déclaré.

Selon Ma Zhaoxu, le gouvernement chinois, qui est aussi victime de piratage, demande aux gens qui utilisent des ordinateurs de se conformer aux lois et aux règlements.

Avec les informations de Agence France-Presse

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