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David Edgar Love poursuit sa lutte contre Narconon

Le centre Narconon à Trois-Rivières

Un ancien patient et employé de Narconon poursuit ses démarches pour éviter que le centre de désintoxication de Trois-Rivières, dont les méthodes ont été critiquées dans le passé, n'obtienne une certification du ministère de la Santé.

David Edgar Love était de passage à Trois-Rivières lundi afin de rencontrer un responsable de l'Agence de santé régionale.

Radio-Canada a obtenu copie d'une plainte déposée par M. Edgar Love, le 8 octobre dernier, au bureau du ministre de la Santé Yves Bolduc. Le document de trois pages dénonce le centre de désintoxication Narconon, dont les liens avec l'Église de scientologie ont souvent été évoqués.

Le document fait état de ces déclarations :

  • Quand j'étais patient, et par la suite employé, j'ai recueilli des preuves démontrant que Narconon [...] gère son centre d'une façon dangereuse pour la santé des patients;
  • Quand j'ai payé pour ces traitements dispendieux, je ne pouvais pas savoir que Narconon faisait de la publicité trompeuse en parlant d'un taux de réussite de 76 %;
  • J'étais convaincu d'adhérer à un programme de désintoxication géré par du personnel compétent et non par un groupe pseudoscientifique qui gère sans qualification.

Certification obligatoire

D'ici juillet prochain, Narconon devra obligatoirement déposer une demande au ministère de la Santé, car tous les centres spécialisés en toxicomanie devront se soumettre à une réglementation plus sévère.

Depuis plusieurs mois, David Edgar Love multiplie donc les démarches pour éviter que Narconon obtienne cette certification. La semaine dernière, il s'est d'ailleurs rendu à Ottawa afin de sensibiliser la sénatrice Céline Hervieux-Payette.

Le centre de désintoxication devra démontrer que son modèle d'intervention est éprouvé et, s'il le faut, indiquer clairement toute forme d'allégeance religieuse. Selon l'Agence de la santé et des services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec, Narconon n'a toujours pas formulé de demande.

« Cela représente plusieurs centaines de dollars par jour pour ceux qui vont exploiter, sans certificat, une ressource comme celle-là », indique le directeur de l'Agence de la santé et des services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec.

Radio-Canada a tenté de joindre le directeur de Narconon, mais en vain.

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