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Cinq ans de prison pour une blogueuse

Un clavier d'ordinateur

Photo : iStockphoto

Radio-Canada

La blogueuse syrienne Tal Al-Mallouhi a été condamnée lundi à cinq ans de prison par la Haute cour de Sûreté de l'État, a annoncé l'Observatoire syrien des droits de l'homme.

Selon l'organisation, basée à Londres, la jeune femme de 19 ans a été reconnue coupable d'avoir divulgué de l'information aux États-Unis.

Le journal syrien Al-Watan avait révélé en octobre dernier que Tal Al-Mallouhi était accusée d'espionnage au profit de l'ambassade américaine en Égypte. Son procès s'est déroulé à l'abri des regards.

Le département d'État américain avait d'ailleurs dénoncé samedi le « procès secret » d'Al-Mallouhi. Il avait demandé au gouvernement syrien de relâcher la jeune femme et tous les autres « prisonniers de conscience » du pays.

Al-Mallouhi, âgée de 19 ans, est la petite-fille d'un ancien ministre syrien de l'ex-président Hafez Al-Assad. Le fils de ce dernier, Bachar Al-Assad, dirige maintenant le pays de 22 millions d'habitants.

La jeune femme avait été arrêtée par les autorités syriennes en décembre 2009. Selon Human Rights Watch, les services de sécurité ont alors saisi son ordinateur, des disques compacts et des livres.

L'organisation américaine de défense des droits de l'homme soutient que le blogue de Tal Al-Mallouhi contenait de la poésie et des commentaires sociaux, mais pas de commentaires ayant trait à la politique syrienne.

Conditions de détention difficiles

Le sort qui attend la jeune Al-Mallouhi est peu enviable, si l'on en croit la Ligue syrienne des droits de l'homme. Dans un rapport publié lundi, l'organisation a réclamé des « conditions de vie dignes » pour les détenus syriens.

La Ligue demande des « mesures concrètes » en faveur du respect des droits dans les prisons syriennes. Elle déplore notamment le fait que les forces de l'ordre continuent de pratiquer la torture pour obtenir des aveux.

Le recours aux sévices corporels serait toutefois « en recul depuis 2005 ».

La Ligue dénonce en outre l'inégalité de traitement entre les prisonniers qui ont des moyens, et d'autres qui en sont dépourvus et qui subissent de mauvais traitements.

La Ligue demande par ailleurs la reconnaissance légale des organisations de défense des droits de l'homme.

Avec les informations de Agence France-Presse

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