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La médiation entre Québec et les procureurs a repris

DÉbrayage des procureurs de la Couronne au palais de justice de Montréal
Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les négociations entreprises vendredi, au terme d'une semaine de grève, ont repris lundi entre le gouvernement et les procureurs de la Couronne.

Quant aux négociations avec les juristes de l'État, elles reprendront mardi à 10 h.

Les discussions se déroulent sous les auspices d'un médiateur.

À Montréal, des procureurs et des juristes ont manifesté silencieusement au palais de justice.

Le débrayage, qui a débuté le 8 février, provoque de nombreux ralentissements dans les palais de justice de la province.

Pour le moment, le directeur des poursuites criminelles et pénales a répertorié trois causes qui se sont soldées par un acquittement, dans lesquelles l'absence de procureurs a probablement joué un rôle.

Impasse entre les parties

Les 450 procureurs aux poursuites criminelles et pénales du Québec réclament un rattrapage salarial de 40 % par rapport à leurs homologues du reste du pays. Cet écart est démenti par le gouvernement du Québec, qui parle plutôt d'une différence de salaire de 10 à 12 %.

L'Association des procureurs des poursuites criminelles et pénales du Québec (APPCP) soutient aussi qu'il faut améliorer les conditions de travail des procureurs et des juristes en augmentant significativement leurs effectifs.

Le gouvernement a pour l'instant offert la création de 60 postes de procureurs supplémentaires ainsi qu'une majoration salariale de 12 %, mais cette proposition a été rejetée par les procureurs de la Couronne.

Grève des juristes de l'État

Les juristes de l'État sont aussi en débrayage et demandent également un rattrapage salarial substantiel par rapport à leurs homologues des autres provinces.

Marc Lajoie, président de l'Association des juristes de l'État espère désormais que le gouvernement va répondre à leurs revendications : « On ne peut pas d'une part prétendre qu'on n'a pas d'argent à investir dans la justice et prétendre qu'on a de l'argent pour un amphithéâtre. Il y a un problème de crédibilité de la part du gouvernement pour régler le problème des juristes de l'État. »

Selon l'Association des juristes, des centaines de dossiers à la Régie du logement, à la Société de l'assurance automobile et à la Commission des normes du travail sont reportés dans l'attente d'un règlement du conflit.

Malgré les deux rencontres séparées, les juristes de l'État assurent que le front commun avec les procureurs de la Couronne tient toujours.

« Sur les lignes de piquetage, nous nous serrons les coudes. Il n'est pas question qu'un groupe accepte une offre qui ne sera pas faite à l'autre également », a affirmé Éric Dufour, porte-parole de l'Association des juristes de l'État.

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