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Vent de mécontentement en Montérégie

Éolienne

Photo : Martin Labbé

Radio-Canada

Le mouvement d'opposition à la construction d'éoliennes s'organise en Montérégie. Plus de 300 citoyens ont assisté jeudi soir à Lacolle à une séance d'information organisée par une coalition de cinq maires de la région.

Les élus de Saint-Blaise, de Saint-Paul-de-l'Île-aux-Noix, de Lacolle, de Saint-Cyprien et de Saint-Jacques-le-Mineur s'opposent aux projets éoliens de Saint-Valentin et de Saint-Cyprien-de-Napiervielle ainsi qu'au projet de lignes électriques sur les terres agricoles.

Les cinq maires sont résolus à faire échec au projet de 25 éoliennes à Saint-Valentin. « Ces gens-là ont peur. Imaginez-vous un petit village de 500 habitants avec 25 tours de 475 pieds de haut, c'est ignoble de vouloir implanter ça sur ce territoire-là », explique Lise Trottier, la mairesse de Saint-Jacques-le-Mineur.

Une dizaine d'agriculteurs auraient signé un contrat pour laisser la firme TransAlta construire des éoliennes sur leurs terres, mais la majorité est contre ce projet.

« Les éoliennes, je n'ai absolument rien contre ça. Au contraire on devrait développer la technologie, mais pas les installer dans un milieu habité. Moi, ça ne me rentre pas du tout dans la tête », dit André Éthier, un résident de Lacolle.

Les opposants dénoncent aussi le projet de raccordement de 25 pylônes d'Hydro-Québec, qui passera sur ces terres, qui sont parmi les plus fertiles du Québec.

La controverse porte également sur un projet de 8 éoliennes à Saint-Cyprien-de-Napierville, piloté par la firme TCI et les Autochtones de Kahnawake. Hydro-Québec a retenu le projet, malgré le désaccord du maire André Tremblay.

« J'avais été rencontrer les Autochtones et j'avais été clair que le projet de TCI, je n'en voulais pas chez nous : " J'ai respecté votre décision quand vous avez bloqué le pont Mercier en 1990. C'était votre territoire, mais moi, je protège le mien. " Ils ont continué à aller de l'avant pareil », constate le maire.

Les cinq maires, décidés à bloquer ces projets, se préparent à défendre leur position devant le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE), qui en débattra en mars prochain.

D'après un reportage d'Isabelle Girard

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