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Procès de 11 militaires accusés de viol

Des soldats de la Mission de l'ONU en RDC (Monusco) patrouillent dans les rues de Luvungi le 4 septembre 2010.

Des soldats de la Mission de l'ONU en RDC (Monusco) patrouillent dans les rues de Luvungi le 4 septembre 2010.

Photo : AFP / Marc Hoffer

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Onze soldats de l'armée congolaise, accusés du viol d'une trentaine de femmes début janvier, ont comparu jeudi devant une cour militaire dans l'est de la République démocratique du Congo.

Dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier, les prévenus, dont un lieutenant-colonel et trois majors, auraient violé au moins 35 femmes et blessé 32 autres dans la ville de Baraka, dans la province du Sud-Kivu.

À la suite de ces exactions, Navi Pillay, le haut-commissaire aux droits de l'homme de l'ONU, avait appelé les autorités du pays à « veiller que des enquêtes sur les crimes soient menées et que les auteurs présumés soient déférés à la justice le plus tôt possible ».

Durant le procès qui va durer une dizaine de jours, la Mission des Nations unies en RDC (Monusco) va assurer le transport des accusés, des plaignantes et de la cour et la prise en charge des avocats des victimes. Elle sera secondée par l'Association du barreau américain (ABA), Avocats sans frontières et le PNUD.

La cour a accepté un report de l'audience à vendredi matin à la demande des avocats des militaires.

Des viols systématiques

Les soldats congolais ainsi que les groupes armés qu'ils combattent sont très souvent accusés de violence.

L'est de la RDC est déchiré depuis plusieurs années par un conflit dont l'un des enjeux est le contrôle des vastes ressources minières de la région.

Le viol est l'une des armes de guerre utilisées puisque, selon des données des Nations unies, plus de 160 femmes seraient violées chaque semaine dans cette région.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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