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Les avortements de foetus de sexe féminin augmentent en Inde

Le nombre d'avortements de foetus de sexe féminin s'accroît en Inde, révèle une étude. Les femmes seront donc moins nombreuses dans la société. Ci-dessus l'actrice Aarti Chabaria, la designer Manali Jagtap et l'actrice Nisha Kothari, lors de la Semaine de la mode en Inde.

Le nombre d'avortements de foetus de sexe féminin s'accroît en Inde, révèle une étude. Les femmes seront donc moins nombreuses dans la société. Ci-dessus l'actrice Aarti Chabaria, la designer Manali Jagtap et l'actrice Nisha Kothari, lors de la Semaine de la mode en Inde.

Photo : AFP / STRDEL

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le nombre d'avortements de foetus de sexe féminin a atteint un nombre sans précédent chez les Indiennes depuis que les ultrasons sont facilement accessibles, révèle une étude du Centre du marché et de l'organisation publics de l'Université de Bristol.

La recherche de la professeure Sonia Bhalotra démontre que près de 500 000 foetus de sexe féminin sont avortés chaque année en Inde. Le phénomène s'observe surtout dans les familles hindoues riches et éduquées.

Bien qu'il n'y ait jamais eu d'étude avant celle de la Pre Bhalotra sur les avortements de foetus de sexe féminin, il était connu qu'ils étaient plus nombreux que ceux de foetus de sexe masculin. Dans la culture indienne, tout comme celle d'Asie, les garçons sont préférés aux filles.

Le fait que les familles pauvres disposent de peu de nourriture pour élever leurs enfants peut expliquer ce trait culturel. Les garçons représentent en effet une sécurité pour assurer les revenus de la famille, surtout lorsque les parents vieillissent, indique l'étude.

L'avortement basé sur le sexe est illégal en Inde depuis 1996, mais a toujours continué sa progression.

Le faible coût d'un examen aux ultrasons en clinique (10 livres, soit 16 $) cause de plus en plus un problème, semble-t-il, car non seulement les riches mais aussi les pauvres peuvent se l'offrir. La publicité pour ce genre d'examen est devenue très présente dans les régions rurales, créant un besoin là où il y avait déjà un intérêt marqué.

De plus, les percées technologiques permettent de connaître le sexe du foetus plus tôt dans la grossesse, remarque la chercheuse.

Autres conclusions et hypothèses de l'étude :

  • Les foetus de sexe féminin sont « éliminés » dans les riches familles hindoues dans une proportion sans précédent;
  • Les familles musulmanes semblent abhorrer l'avortement
  • Les familles qui ont déjà un garçon continuent de sélectionner le sexe de leurs enfants à venir;
  • La famille idéale en Inde se compose de deux garçons et d'une fille;
  • Il existe déjà un déséquilibre entre les hommes - plus nombreux - et les femmes;
  • Hypothèse : il y aura de plus en plus d'hommes non mariés dans toutes les couches de la société, mais surtout dans les plus pauvres, ce qui pourrait accroître la violence à l'endroit des femmes.

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