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La Bourse de Londres s'offre celle de Toronto

Les PDG Xavier Rolet et Thomas Kloet
Les PDG du LSEG, Xavier Rolet, et du Groupe TMX, Thomas Kloet, à Toronto. Photo: La Presse canadienne / Chris Young

Le London Stock Exchange Group (LSEG), propriétaire de la Bourse de Londres, achète le Groupe TMX, qui exploite les Bourses de Montréal et de Toronto. Les gouvernements se pencheront sur cette transaction, qui s'inscrit dans une tendance mondiale de consolidation des places boursières.

Thomas Kloet et Xavier Rolet, respectivement chefs de la direction du Groupe TMX et du LSEG, ont tenu un point de presse conjoint mercredi matin, à Toronto.

Xavier Rolet, qui dirigera le nouveau groupe, a insisté sur la notion de « fusion d'égaux ». Il a assuré que Montréal deviendra la plaque tournante du groupe dans le domaine des produits dérivés, tandis que Calgary sera le centre du secteur de l'énergie. Les bureaux de Calgary et de Vancouver se partageront la direction du marché des capitaux à risque et des petites capitalisations boursières.

Ce que nous annonçons aujourd'hui va redéfinir le secteur boursier mondial.[[citation auteur=" Xavier Rolet, chef de la direction, LSEG" ]]

Les actionnaires du LSEG détiendront 55 % des actions de la nouvelle entité, dont la valeur dépassera les 6 milliards de dollars. Le Groupe TMX est évalué à près de 3 milliards de dollars. La valeur du LSEG est légèrement plus élevée, soit 3,25 milliards. Le groupe est notamment propriétaire de la Bourse d'Italie, basée à Milan.

Des 15 membres du conseil d'administration du nouveau groupe, 8 seront nommés par les actionnaires du groupe londonien et 7 par ceux du Groupe TMX.

Après la fusion, le nouveau groupe deviendra l'une des principales places boursières en importance dans le monde en termes de nombre de transactions et la première bourse de ressources minières du monde.

La fusion, recommandée par les conseils d'administration des deux bourses, est sous réserve de l'approbation des autorités canadiennes et britanniques. La transaction devrait être conclue d'ici l'automne.

En plus des Bourses de Montréal et Toronto, le Groupe TMX exploite la Bourse de croissance TSXV, la Bourse du gaz naturel et la Bourse d'options de Boston.

Réactions au Canada

Avant même que la transaction ne soit confirmée, le ministre canadien de l'Industrie, Tony Clement, a indiqué son intention d'étudier cette fusion. En milieu de soirée, mardi, il a mentionné dans un communiqué vouloir examiner « la situation afin de voir en quoi la Loi sur Investissement Canada peut s'appliquer ».

Cette même loi avait été invoquée pour bloquer la vente du géant des fertilisants Potash Corp à des intérêts étrangers, sous prétexte qu'elle n'apportait aucun « avantage économique net » au Canada.

Le cas de la fusion des deux groupes boursiers est différent, selon Thomas Kloet. « Il s'agit d'une proposition totalement différente, c'est-à-dire la fusion d'égal à égal de deux institutions », a affirmé le chef de la direction du Groupe TMX.

L'expertise de la Bourse de Montréal en matière de produits dérivés devra être conservée et bonifiée.

Alain Paquet, ministre délégué aux Finances du Québec

Le ministre des Finances du Québec, Raymond Bachand, a réagi à la nouvelle par communiqué. Il a rappelé qu'en vertu de l'entente entre le Groupe TMX et l'Autorité des marchés financiers (AMF) dans le cadre du regroupement des Bourses de Montréal et de Toronto, en 2008, la transaction doit être approuvée par l'AMF. Cette dernière tiendra des audiences publiques sur la fusion, à la demande du ministre Bachand.

Avec les informations de La Presse canadienne, Agence France-Presse, et Globe and Mail

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