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Champ de tir ciblé

Tracadie-Sheila

L'ancien champ de tir de Tracadie-Sheila.

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'ancien champ de tir militaire de Tracadie-Sheila, au Nouveau-Brunswick, pourrait être nettoyé plus rigoureusement d'ici quelques années, selon le ministère de la Défense nationale.

Cette question préoccupe les habitants de la région depuis environ 15 ans. Cette zone d'une superficie de 180 kilomètres carrés a servi de champ de tir aux Forces canadiennes de 1939 à 1994. Le champ est devenu une propriété du Nouveau-Brunswick en 1997.

Depuis ce moment, le terrain n'a pas été entièrement décontaminé. Le sol contient toujours des munitions qui risquent d'exploser. Le ministère de la Défense nationale veut étudier davantage ce problème d'ici quelques semaines.

Le député néo-démocrate d'Acadie-Bathurst, Yvon Godin, a posé des questions au gouvernement à ce sujet. Il croit que le ministère est sur la bonne voie. « Alors, la réponse que j'ai eue, c'est qu'ils sont en négociation encore avec la province, des ententes pour savoir comment ils vont le nettoyer », souligne-t-il.

« De là, nous allons ensemble développer un plan d'action stratégique qui comprend de nouveaux objectifs, une vision et ainsi de suite », précise Ron Akerly, gestionnaire au ministère des Ressources naturelles du Nouveau-Brusnwick.

Une question de profondeur

« J'ai hâte de voir ce qui va arriver avec les ententes. Par exemple parce qu'ils parlent beaucoup à des places de juste nettoyer la surface », ajoute le député Godin.

Luc Perron, un spécialiste de la neutralisation de munitions, explique qu'une bombe contenant 20 livres d'explosifs a été trouvée dans le champ de tir en 2006. Cette charge est suffisante pour détruire une maison.

Champ de tir de Tracadie-SheilaAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des munitions trouvées dans l'ancien champ de tir (archives).

« Le secteur 8 en particulier, il y a eu des bombes de 500 livres qui ont été larguées là et on en a localisé jusqu'à une profondeur de deux mètres », souligne M. Perron.

La Défense nationale n'a pas précisé au député Yvon Godin la profondeur du nettoyage qui sera entrepris. Dans une entente fédérale-provinciale préalable, il était question de nettoyer le sol contaminé jusqu'à 45 centimètres.

Donald Savoie, président du district de services locaux de Leech, dont le territoire comprend plus de 50 % du champ de tir, croit également qu'il faut creuser plus profondément que 45 centimètres pour déterrer toutes les munitions.

Un risque de pollution

Donald Savoie craint que les munitions contenues dans le sol deviennent une source de pollution. « L'obus qui est là, si jamais ça se dilue dans l'eau, que ça atteint la nappe phréatique », dit-il.

« Principalement des produits chimiques qu'il y a là-dedans, c'est du tétrachlorure de titane sous forme liquide. C'est extrêmement toxique sous forme liquide », indique Luc Perron.

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