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La FPJQ s'inquiète de la concentration de la presse

Journaux sur un ordinateur portable
Photo: iStockPhoto
Radio-Canada

La Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) réclame au gouvernement Charest une commission parlementaire sur la concentration des médias.

Selon la FPJQ, la concentration de la presse affaiblit les mesures de pression des journalistes envers leur employeur en cas de conflit.

« Le contenu des nombreux médias de Quebecor, qui contrôle 35 % de l'information au Québec, sera toujours utilisé sans aucune limite dans les pages du Journal », a dit mercredi en commission parlementaire de l'économie et du travail Brian Myles, président de la FPJQ.

En misant sur une stratégie de convergence tous azimuts, la concentration de la presse donne à ce groupe (Quebecor) de si vastes propriétés qu'il peut choisir de vivre en autarcie indéfiniment.

Brian Myles, président de la FPJQ

Les journalistes des différentes filiales de Quebecor qui n'aiment pas que leurs écrits se retrouvent dans le Journal de Montréal ne peuvent rien y changer, écrit la FPJQ dans son mémoire remis mercredi. C'est à leur corps défendant que leur travail est repris en vertu de la convergence.

« Le lock-out démontre que la concentration de la presse et la convergence ont détruit l'équilibre entre les parties et que la Loi anti-briseurs de grève, obsolète, n'est plus en mesure d'assurer la défense de l'intérêt public sous l'angle de la diversité et de la qualité de l'information », peut-on lire dans le mémoire de la FPJQ.