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Moins de signalements de violence conjugale au Canada

Violence conjugale
Radio-Canada

Une enquête de Statistique Canada montre que moins d'une personne sur quatre a demandé l'intervention de la police après avoir été menacée ou frappée.

Si le nombre de femmes victimes de violence conjugale n'a pas augmenté, elles sont toutefois de moins en moins nombreuses à demander l'intervention des policiers.

En 2009, seulement 22 % des personnes victimes de violence conjugale ont fait appel à la police.

L'analyste de Statistique Canada, Samuel Mathieu, croit que c'est parce que les femmes sont moins souvent violées, battues ou étranglées, et plus souvent menacées ou bousculées. « Les incidents moins graves vont avoir moins tendance à être signalés à la police », soutient-il.

Quand Statistique Canada leur demande la raison qui les pousse à ne pas signaler ces agressions, « les réponses qui ressortent le plus souvent c'est qu'il s'agissait d'une affaire personnelle ou que l'incident n'était pas assez grave ou avait été réglé d'une autre façon », continue M. Mathieu.

Au Québec, le portrait semble assez différent. Le ministère de la Sécurité publique rapporte que les signalements ont augmenté, contrairement au nombre de femmes victimes de violence.

Nathalie Villeneuve, qui travaille dans une maison d'hébergement à Saint-Jean-sur-Richelieu depuis 18 ans, observe que les femmes tolèrent de moins en moins la violence. « Ce qu'on remarque ici au Québec, c'est que les femmes semblent dénoncer plus qu'avant et plus tôt qu'avant », note-t-elle.

D'après le reportage de Claude Brunet

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