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Près de 99 % pour l'indépendance

Dans la cathédrale de Juba, un prêtre montre des cartons sur lesquels sont écrits « unité » et « séparation » lors de la messe de dimanche, le 16 janvier, au lendemain du référendum.

Dans la cathédrale de Juba, un prêtre montre des cartons sur lesquels sont écrits « unité » et « séparation » lors de la messe de dimanche, le 16 janvier, au lendemain du référendum.

Photo : Yasuyoshi Chiba

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les électeurs du Sud-Soudan ont voté à 98,83 % pour l'indépendance, selon les résultats préliminaires publiés dimanche par la commission électorale du Sud-Soudan.

Les résultats définitifs doivent être dévoilés entre le 7 et le 14 février et pourraient mener à la partition du plus grand pays d'Afrique.

Salva Kiir, président de la région semi-autonome du Sud-Soudan, a toutefois invité les Sudistes à se montrer patients, puisque le calendrier fixé en 2005 prévoit des mois de négociations et un délai pour d'éventuels appels. La sécession ne serait effective que le 9 juillet.

À Juba, la capitale du Sud-Soudan, les responsables de la commission électorale ont précisé les résultats en fonction des régions : 99,57 % des suffrages étaient en faveur de la sécession dans le Sud, 99 % à l'étranger et 58 % dans le Nord du Soudan.

« Je vous avais assuré que vous, les Sudistes, alliez voter à plus de 90 % [pour l'indépendance], et vous m'avez donné raison », a déclaré Salva Kiir. « Je veux que [les victimes de la guerre civile] et leurs familles sachent qu'ils ne sont pas morts en vain », a-t-il ajouté.

Près de 4 millions d'électeurs étaient appelés aux urnes du 9 au 15 janvier derniers.

Le président soudanais Omar El-Béchir s'était déjà engagé à reconnaître la sécession du Sud-Soudan, promettant même des relations « fraternelles » avec le nouveau pays, qui sera le 193e État au monde.

La carte du Soudan en janvier 2011
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La carte du Soudan en janvier 2011

Photo : Luc Lavigne

Manifestations à Khartoum

Par ailleurs, le président du Soudan, Omar El-Béchir, doit faire face à l'opposition de sa population. À Khartoum, la capitale soudanaise, des centaines de jeunes ont manifesté dans le cadre d'une journée nationale de protestation antigouvernementale. La police a tiré des grenades lacrymogènes et procédé à l'arrestation de plusieurs étudiants qui jetaient des pierres en réclamant la démission du gouvernement d'Omar El-Béchir.

« Des dizaines de policiers se sont mis à tabasser les étudiants à coups de matraque sur la place Jackson », a déclaré l'un des manifestants.

Près du palais présidentiel, une centaine de jeunes Soudanais scandaient « Nous voulons du changement! Non aux prix élevés ».

Inculpé en 2009 pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité au Darfour, le président Béchir a été accusé de génocide par la Cour pénale internationale (CPI), le 12 juillet dernier. Au pouvoir depuis 1989, il est le premier chef d'État en exercice à faire l'objet d'un mandat d'arrêt de la CPI.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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