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Les appels au calme se multiplient à l'étranger

Le président des États-Unis Barack Obama et le roi Abdallah d'Arabie saoudite, le 3 juin 2009

Le président des États-Unis Barack Obama et le roi Abdallah d'Arabie saoudite, le 3 juin 2009

Photo : AFP / Mandel Ngan

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les réactions officielles à l'étranger se multiplient alors que des manifestations continuent de secouer l'Égypte.

Le roi Abdallah d'Arabie saoudite a été le premier dirigeant d'un pays arabe à réagir aux violentes manifestations qui ébranlent l'Égypte depuis mardi. Après avoir appelé son homologue égyptien, samedi matin, pour lui exprimer sa solidarité, le roi saoudien a dénoncé « les atteintes à la sécurité et la stabilité ».

Le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a lui aussi appelé Hosni Moubarak, pour lui faire part de son soutien et affirmer « son engagement pour sa sécurité et sa stabilité ». Selon un communiqué de son bureau, « il a exprimé le souhait que Dieu bénisse l'Égypte et son peuple qui se sont toujours tenus au côté du peuple palestinien ».

Rappelons que l'Égypte a joué un rôle majeur dans les pourparlers de paix israélo-palestiniens, en plus de tenter une réconciliation entre le mouvement Fatah de M. Abbas et son rival palestinien, Hamas, qui contrôle la bande de Gaza.

Les avertissements des alliés se multiplient

Barack Obama a réitéré son appel au calme, demandant au régime égyptien et à ses détracteurs de ne pas utiliser la violence. Lors d'un entretien téléphonique vendredi, le président américain avait exhorté son homologue égyptien à répondre aux demandes légitimes des protestataires et à respecter ses promesses de liberté accrue et d'une meilleure situation économique pour la population.

Sans lui demander de démissionner, le président Obama a insisté sur la nécessité de lancer des réformes, déclarant que ce « moment de volatilité » devait se transformer en « période d'espoir ».

Le ministre canadien des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, a rappelé que l'Égypte était un allié du Canada et que « la stabilité politique de la région est très importante ».

M. Cannon a demandé au président Hosni Moubarak de respecter la liberté d'expression des citoyens égyptiens. Ottawa exhorte les autorités égyptiennes à rétablir l'accès à Internet et aux services téléphoniques.

« Il devient majeur que cette stabilité soit là, qu'il y ait des progrès au niveau de la démocratie, que cela se déroule dans le calme [...] donc il est important pour le monde entier d'avoir accès au pays », a déclaré le ministre Cannon.

Dans une déclaration commune, le président français, Nicolas Sarkozy, la chancelière allemande, Angela Merkel, et le premier ministre britannique, David Cameron, ont appelé le président Moubarak à « engager un processus de changement » et à « éviter à tout prix l'usage de la violence contre des civils sans armes », et les manifestants à « exercer leur droit pacifiquement ».

« Nous reconnaissons le rôle modérateur que le président Moubarak a joué depuis de nombreuses années au Moyen-Orient », ont tout de même rappelé les trois chefs de gouvernement, ajoutant : « Nous lui demandons désormais de faire preuve de la même modération pour traiter la situation actuelle en Égypte. »

L'Union européenne a pour sa part demandé au président égyptien de mettre fin aux mesures répressives et de libérer tous les prisonniers politiques.

Le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, a déclaré que l'Union européenne était « gravement troublée » par la spirale de violence en Égypte. Il espère que que les réformes promises par M. Moubarak « se traduiront par des actions concrètes ».

Réactions israéliennes

Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a quant à lui demandé aux membres de son gouvernement de ne pas commenter la situation en Égypte, avec qui Israël a signé un traité de paix en 1979.

Selon des diplomates israéliens, l'État hébreu s'inquiète toutefois d'éventuelles répercussions sur ses relations avec l'un de ses rares partenaires dans le monde arabe. Bien que les dirigeants israéliens ne croient pas à un renversement du président Moubarak par la révolte populaire, soutient l'un des responsables, Israël redouterait une nouvelle donne politique où les Frères musulmans auraient plus de poids.

Sous couvert de l'anonymat, un haut responsable israélien s'est cependant dit sûr que « le régime allait tenir », mais peut-être non sans quelques changements au sommet.

Le ministère des Affaires étrangères israélien a aussi annoncé samedi le rapatriement des familles des diplomates israéliens en Égypte. L'ambassadeur demeure toutefois au Caire.

Répercussions au Soudan

Les manifestations égyptiennes ont aussi des répercussions au Soudan, où 10 000 personnes ont rejoint sur Facebook un groupe appelant à des manifestations, dimanche. Intitulé « 30 janvier, à l'attention de la jeunesse soudanaise », il dénonce « l'injustice et l'humiliation ».

Avec les informations de Agence France-Presse, Associated Press, et Reuters

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