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Manifestation de solidarité devant le consulat d'Égypte

Une foule d'une centaine de personnes manifeste devant le consulat d'Égypte à Montréal.

Une foule d'une centaine de personnes manifeste devant le consulat d'Égypte à Montréal.

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Au moins une centaine de personnes se sont réunies devant le consulat d'Égypte à Montréal, comme d'autres l'ont fait à Ottawa et à Toronto, pour exprimer leur solidarité à l'endroit du peuple égyptien.

La foule scandait des slogans pro-liberté et hostiles au président égyptien Hosni Moubarak en arabe, comme « Liberté pour l'Égypte » ou encore « Non au dictateur! »

Plusieurs des manifestants sont originaires d'Égypte ou ont des parents qui y sont nés, mais des personnes d'autres pays arabes étaient aussi présentes.

À l'instar des milliers de citoyens qui ont pris d'assaut les rues des grandes villes d'Égypte, les manifestants ont réclamé un changement de régime. Dans un discours prononcé dans la nuit de vendredi à samedi, le président Moubarak a annoncé la formation, dès samedi, d'un nouveau gouvernement en Égypte.

Musulmans, chrétiens : le peuple est uni contre le président.

Une citation de :Slogan scandé par la foule

« C'est ce qui est vraiment spécial, aujourd'hui », a expliqué l'un des manifestants, Omar Morsy. « Même avec les problèmes récents entre les musulmans et les chrétiens [en Égypte], présentement, le vrai problème, c'est Hosni Moubarak. »

« Pour la première fois, vous avez des jeunes, des vieux, des chrétiens, des musulmans, des hommes, des femmes. Tout le monde est uni, tout le monde est contre le président », s'est réjoui le jeune homme.

« Le but de cette manifestation pacifique, c'est d'envoyer le message aux manifestants égyptiens qu'ils ne sont pas seuls », a-t-il souligné.

Les manifestants montréalais ont dénoncé les conditions de vie des citoyens égyptiens, notamment les écarts de revenus, le chômage, l'absence de liberté d'expression et le recours à la torture. « La liste est longue », selon une manifestante.

Il y a de la richesse en Égypte, fait valoir Omar Morsy, mais elle est mal répartie. Il dénonce la « grosse misère » qui y prévaut. « Vous avez 50 % de la population qui fait moins de 2 $ par jour », dit-il. « Par exemple, le char le plus vendu en Égypte, c'est une Lada usagée. Le deuxième plus gros vendeur, c'est la Mercedes! Il n'y a pas de milieu. Ou vous êtes très riches ou vous êtes très pauvres. »

Les manifestants, qui ont pour la plupart des proches en Égypte, se disent inquiets des débordements susceptibles de s'y produire et avouent leur impuissance. Ils ont manifesté pour exprimer leur solidarité à l'endroit des 80 millions d'Égyptiens et espèrent, surtout, que le changement opéré en Tunisie (Nouvelle fenêtre) s'étendra maintenant au pays de Hosni Moubarak.

La communauté égyptienne de Montréal compte quelque 15 000 personnes.

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