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Des primes à la hausse dans le secteur public

Maquette du CHUM

Maquette du CHUM

Photo : Site du centre hospitalier

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le montant des bonis versés dans le secteur public du Québec a augmenté de manière importante dans les dernières années, selon une étude de l'Institut de recherche et d'informations socio-économiques (IRIS). Cette somme a dépassé les 105 millions de dollars en 2008-2009.

La part de la masse salariale consacrée aux bonis est cependant restée relativement stable depuis quatre ans (environ 2,7 %). Mais l'IRIS souligne que, si l'on exclut Hydro-Québec et le secteur de la santé et des services sociaux, où le système des bonis existe depuis longtemps, la tendance est « clairement à la hausse ».

De 2002 à 2009, la part des primes dans la masse salariale a presque doublé, passant de 1,8 % à 3,6 %.

Organismes publics étudiés

  • Loto-Québec
  • Hydro-Québec
  • Société des alcools du Québec
  • Secteur de la santé et des services sociaux
  • Société de l'assurance automobile du Québec
  • Commission des services juridiques

Une prime malgré le dérapage du CHUM

L'étude révèle par ailleurs que le gestionnaire responsable du dossier du Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM), Clermont Gignac, touche une prime au rendement de 37 000 $ par année, malgré les dérapages et l'explosion des coûts du nouvel hôpital. Il s'agit de 15 % de son salaire qui s'élève à 255 000 $.

Les bonis, un « choix idéologique »?

L'Institut de recherche et d'informations socio-économiques profite de cette étude pour attaquer le bien-fondé de la rémunération aux rendements. Il juge que ce système est un « choix idéologique plus qu'une saine pratique de gestion des ressources humaines ».

« Les bonis ne sont de toute évidence pas un mode de rémunération conforme aux valeurs et à la mission du secteur public. »

— Une citation de  Extrait du rapport

Les bonis ne sont pas liés à une hausse de la motivation et de la productivité, soutient l'institut de recherche. De plus, dans la plupart des organismes étudiés, il n'y a pas d'évaluation des résultats et des coûts des systèmes des primes, s'inquiète l'IRIS.

L'Institut de recherche et d'informations socio-économiques

L'IRIS, fondé en 2000, se présente comme un institut de recherche sans but lucratif, indépendant et progressiste. L'IRIS soutient que cette étude est la première du genre réalisée depuis 10 ans.

Avec les informations de Le Devoir

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