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Ed Stelmach annonce sa démission

Le premier ministre Ed Stelmach

Le premier ministre Ed Stelmach

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le premier ministre albertain Ed Stelmach a provoqué la surprise mardi en annonçant qu'il quitterait prochainement ses fonctions, sans préciser de date.

Ed Stelmach a expliqué qu'il devait encore informer formellement le président du Parti conservateur. Une course à la tête du parti sera ensuite organisée pour désigner son successeur.

« J'ai conclu qu'après 25 ans consacrés à la vie politique, je n'étais pas prêt à remplir un autre mandat complet en tant que premier ministre », a-t-il déclaré lors d'une brève conférence de presse annoncée aux journalistes moins d'une heure plus tôt.

C'est certain que ma décision va constituer un choc pour beaucoup et une déception pour mes amis.

Une citation de :Ed Stelmach

Ed Stelmach ne s'est pas étendu sur les raisons qui l'ont poussé à démissionner. S'exprimant aux côtés de sa femme, il a expliqué qu'il voulait passer plus de temps avec sa famille.

Les responsables de l'opposition ont émis des doutes sur cette explication et ont plutôt suggéré que la préparation du prochain budget avait créé des dissensions au sein du caucus conservateur. Après un déficit de près de 5 milliards de dollars pour 2010-2011, le prochain budget sera encore déficitaire, a d'ailleurs confirmé M. Stelmach.

Premier ministre depuis quatre ans

Ed Stelmach dirige le gouvernement albertain depuis 2006 et il a remporté les dernières élections de mars 2008. Son parti dispose d'une très large majorité de 67 sièges sur 83.

Mais sa popularité n'a jamais été très élevée dans l'opinion publique, et il a été très critiqué pour sa gestion du budget déficitaire et du difficile dossier de la santé.

Son autorité au sein même du Parti conservateur était affaiblie, surtout depuis les premiers succès de la Wildrose Alliance, un nouveau parti installé à droite. La Wildrose compte aujourd'hui quatre députés, dont trois sont issus des rangs de M. Stelmach, et talonne le Parti conservateur dans les sondages.

Dans sa déclaration, Ed Stelmach a d'ailleurs fait une mise en garde contre le « danger » de voir « un parti d'extrême droite se déguiser en parti modéré ».

À plusieurs reprises, le premier ministre sortant avait promis d'organiser des élections provinciales au printemps 2012. Mais il a rappelé mardi que son successeur ne serait pas tenu de tenir un scrutin avant 2013.

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