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Des refuges pour sans-abri surchargés

La Mission Old Brewery, dans le Vieux-Montréal

La Mission Old Brewery, dans le Vieux-Montréal

Photo : Mission Old Brewery

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

En ce temps de grand froid, les sans-abri se pressent aux portes des refuges de Montréal, qui débordaient dimanche soir.

Le refuge de la Mission Old Brewery, qui gère un service de navette pour s'assurer que personne ne reste dehors, a constaté une nette augmentation des besoins au cours de la fin de semaine.

Selon le directeur général de l'organisme, Matthew Pearce, la navette a effectué une quarantaine de transferts par nuit, du centre-ville vers les refuges qui, au final, ont dépassé leur capacité d'accueil.

Toutes les personnes qui s'y sont présentées ont toutefois pu être accueillies. Les établissements ont installé leurs derniers pensionnaires sur des lits de camp et des matelas posés à même le sol.

« Les lits de camp ont été en surplus dans les couloirs, dans la cafétéria et même dans une salle de rencontre. Normalement, on peut accommoder dans les lits autour de 311 personnes, et on a eu probablement autour de 330 personnes. Alors, c'était un débordement, mais peu importe le niveau de débordement, nous n'allons refuser personne », explique M. Pearce.

À Montréal, les refuges pour hommes disposent de 600 lits et un peu plus l'hiver, alors que les refuges pour femmes en comptent autour de 70. Le temps froid est propice aux situations de débordement, mais selon Matthew Pearce, le service de navette financé par l'Agence de santé de Montréal permet d'éviter que des gens en meurent.

M. Pearce estime toutefois qu'il faut trouver une façon de mieux mieux répondre aux besoins des personnes sans-abri, d'autant plus que 35 à 40 % des hommes sans-abri souffrent de maladie mentale et que cette proportion atteint 80 % chez les itinérantes.

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