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  • Exclusif
  • Des policiers autochtones de retour à Kanesatake?

    Sûreté du Québec
    Sûreté du Québec

    Après des années d'absence, des policiers autochtones seraient sur le point de patrouiller à nouveau sur le territoire mohawk de Kanesatake, ce qui engendrerait des économies pour le gouvernement du Québec.

    Ce sont les peacekeepers de Kahnawake qui assumeraient cette responsabilité.

    Depuis les violents événements de janvier 2004, au cours desquels la maison de l'ancien grand chef James Gabriel avait été incendiée, ce sont les policiers de la Sûreté du Québec (SQ) qui assurent la sécurité de la petite communauté de 1200 habitants.

    Cette opération coûte 350 000 $ par mois au gouvernement du Québec, une facture salée, car les policiers de la SQ sont rémunérés en heures supplémentaires.

    Selon le chef Gordon Oke, les policiers sont chèrement payés pour fermer les yeux sur les crimes commis dans leur communauté. « Honnêtement, ils ne font rien du tout. Ils sont là, il y a une présence, mais pas plus que ça. Ils ne font pas leur job comme policiers », soutient-il.

    Les élus du conseil de bande de Kanesatake veulent maintenant que les peacekeepers de Kahnawake remplacent la Sûreté du Québec et ont entamé des négociations à ce sujet. « Ils connaissent notre culture et ils sont capables de parler notre langue. C'est logique, puis c'est une force mohawk. C'est de ça qu'on a besoin », estime M. Oke.

    Pour ce faire, les effectifs des peacekeepers de Kahnawake devront être augmentés. Six nouveaux policiers mohawks pourraient être embauchés pour patrouiller à Kanesatake.

    Au ministère de la Sécurité publique, on évalue le coût de ces nouveaux policiers à 500 000 $ par année, ce qui pourrait représenter une économie de près de 4 millions de dollars annuellement pour le gouvernement du Québec.

    Mais d'ici là, le conseil de bande de Kahnawake doit donner son aval au projet, ce qui devrait être fait au cours des prochaines semaines.

    Depuis la crise de 2004, le gouvernement du Québec a dépensé environ 40 millions de dollars pour assurer la sécurité à Kanesatake.

    D'après un reportage de Jean-Philippe Robillard