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Manifestation pour la démocratie à Alger

Des manifestants à Alger (22 janvier 2011)

Manifestation à Alger le 22 janvier 2011

Photo : AFP / STR

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La police a empêché une manifestation pour la démocratie à Alger au cours de laquelle plusieurs personnes, surtout des jeunes, ont été arrêtées.

Le député du Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD) de Tizi Ouzou, principale ville de Kabylie, a été interpellé et relâché une heure plus tard, selon son parti. Un député et un dirigeant régional du RDC ont par ailleurs été blessés.

Le président du RCD, le parti d'opposition à l'origine de cette manifestation, Saïd Sadi, rapporte que 42 de ses partisans ont été blessés par la police lors du rassemblement.

Certains manifestants brandissaient des drapeaux algériens en criant « Algérie démocratique » et « le pouvoir, y'en a marre ».

Samedi matin, quelque 300 personnes qui se dirigeaient vers l'Assemblée nationale populaire en scandant « État assassin », « Jazaïr Hourra, Jazaïr Democratiya  » (Algérie libre, Algérie démocratique) ont été bloquées par des policiers. Des centaines de membres des forces de l'ordre, casqués et équipés de matraques, de boucliers et de gaz lacrymogène, les attendaient devant le siège du RCD, sur l'avenue historique de Didouche Mourad.

Les autorités avaient déployé d'importants dispositifs de sécurité dans la capitale, vendredi soir, après que le RCD eut confirmé son intention de manifester, malgré une interdiction décrétée par la préfecture d'Alger. Pendant la nuit de vendredi à samedi, des dizaines de véhicules blindés étaient prêts à passer à l'action dans le vieux centre historique d'Alger.

Des barrages ont aussi été érigés à l'entrée est de la ville. Au moins trois autobus transportant des manifestants de la région de la Kabylie ont été bloqués vendredi soir, selon des témoins cités par le quotidien El-Watan.

L'Algérie a été secouée début janvier par des d'émeutes de plusieurs jours contre la cherté de la vie. Elles auraient causé cinq morts et faits plus de 800 blessés. Le mouvement s'est arrêté après l'annonce du gouvernement de mesures réduisant les prix des produits de première nécessité.

L'opposition reproche au gouvernement algérien de ne pas utiliser les revenus de l'énergie pour améliorer le niveau de vie de la population et d'imposer des restrictions aux partis politiques.

Avec les informations de Agence France-Presse, Associated Press, et Reuters

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